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dans cette première province d'où ils vont eu Silësie pour la troisième fois ! Quel contraste entre la fin de cette campagne et les débuts de celle de 1736. En payant le tribut d'éloges que mérite l'activité du roi , il faut convenir néanmoins qu'il fat puissamment secondé par la singulière inaction et le manque d'énergie de ses adversaires; les généraux les plus médiocres du ig*^ siècle, auraient mis par une invasion hardie et rapide, le roi hors d'état de soutenir la guerre plus longtemps , pourvu que leurs cabinets eussent agi de bonne foi et de concert.
La conduite du duc Ferdinand mérita aussi les plus grands éloges. Placé à la tète d'une armée qui venait de poser les armes et qui était composée de dix nations différentes, il parvint, par la supériorité et la vigueur de ses manoeuvres , à chasser une armée nombreuse de provinces immenses , et à s'emparer de toutes les places fortes qui s'y trouvaient. Obligé de céder à son tour, à la trop grande disproportion de forces, il repassa le Rhin, défendit savamment les rives de la Lippe, et arracha , par ses combinaisons , tous les avantages que les ennemis avaient remportés sur des divisions de son armée. 11 donna , en un mot , le véritable modèle d'une guerre défensive. Nous allons passer maintenant à l'examen du choix des lignes d'opérations du roi, et comparer celles de l'jSt)
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et 17^7, à celles de 1758; et nous terminerons par une revue générale de toutes les lignes d'opérations suivies dans les guerres de la révolution jusqu'à la campagne de 1800 (1).
(i) Je rappelle à mes lecteurs que ce chapitre fut rédigé en 1804, ainsi que le suivant , et que la dernière campagne , dont on put faire alors mention , était celle de 1800.
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