CHAPITRE VII
i^einejitj en y réunissant altermativement la masse de ses forces ( 1 ) y
3° Pour assurer la réussite de ce mouvement , on laissera une petite division devant celle de l'ennemi que Von veut tenir en échec , avec ordre de ne point engager d'affaire , de se borner à arrêter sa m,arche , en profitant des défilés ., hauteurs , rivières , etc. ; et en lui traçant une dii^ection de i^etraite sur l'armée ;
4° // suit de làj qu'une ligne d'opérations double j contre les parties d'une armée ennemie plus rapprochées ^ sera toujours funeste ^ à forces égales, si V ennemi profite des avantages de sa position , et manœuvre avec rapidité dans V intérieur de la sienne ;
50 Une ligne d'opérations double contre une simple sera bien plus dangereuse , quand ses parties seront éloignées de plusieurs journées de marcJie ;
6° Et réciproquement , les lignes d' opéi^ations simples et intérieures sont toujours les plus s lires , car elles permettent d'agir en masse contre les divisions isolées de l'ennemi j s'il a l'imprudence de les engager ;
70 Une ligîie d'opérations double peut au con-
(i) SI des maximes et des vérités si simples avaient besoin de preuves, on en trouverait dans les habiles manœuvres de Napoléon à Lonato et Castiglione , Trente et Jussauo, Abensberg et Ekmiihl.
traire s'employer avec succès ^ quand on a des; forces tellement supérieures que Von soit assuré de pouifoir présenter sur les deux pai^ties , des muasses plus fortes que V ennemi y
8° Enfin , la conduite du roi démontre la justesse de deux autres maximes. La première ^ que deux ligjies intérieures se soutenant réciproquement y et faisant face à deux lignes extérieures à une certaine distance , doivent éviter d'être resserrées par l'ennemi dans un espace trop étroit , oh ses divisions puissejit donner simultanément,
La seconde , qu'elles doivent éviter de m,ême le danger de pousser leurs opérations trop loin , afin de ne pas laisser à l'ennemi le temps d'accablé?" la divisioTi qui aurait été affaiblie pour pj^ésenter uîie masse sur l'autre points et défaire des progrès dont les suites sellaient irréparables (i).
J'ignore si ces idées paraîtront neuves ; mais il est certain qu'aucun auteur n"a traité cette matière importante sous le même rapport.
Lloyd qui a fait reposer quelques-uns de ses jugemeus sur les mêmes principes, ne les a point développés, et s'en est souvent écarté dans sa critique.
Bulow a établi un système contraire dans ses lignes concentriques et ses retraites excentri-
(i) La raalheiueuse issue de la bataille de Bresîau prouve cetlo
assertion.