‹ Histoire critique et militaire des guerres de Frédéric II, comparées au système moderneChapitre 49 sur 121 · CHAPITRE III. 1d · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. 1d

occupait j il tombera à son ton?' sur V eoûtrémité de l'ennemi qui attaquait la sienne.

Pris ainsi en front par le crochet , en flanc et et à revers par le i*este de la ligne , l'ennemi ne pourra résister. La figure x'^ de la planche i4 rendra cette manœuvre plus intelligible : A , est l'armée qui veut tourner le flanc droit du corps B : celui-ci forme le crochet G , sous la protection de cette avant-garde; il prolonge sa ligne dans la direction E, et se forme sur les flancs de l'armée ennemie. Oti objectera peut-être que la dernière ne laissera pas effectuer ce mouvement; mais, comme pour l'empêcher, elle devra se retirer ou faire face en changeant de front, cette opération ne sera pas facile en présence du crochet et de la ligne prête à se former en quelques minutes.

4° XJh crochet en avant de là ligne ^ tel que les Autrichiens en Jbrmèrent avec le corps de Haddlck à Prague j et avec celui de Nadasty à KoUin , 7ie couvre pas aussi bien le jlanc de l'armée qu'un crochet en arinère. La raison en est très-simple, puisque l'ennemi, en prolongeant la direction de la division de la tête , prendrait ce crochet en flanc et le culbuterait, tandis que, pour en faire autant au crochet en arrière, l'ennemi serait forcé d'effectuer le grand mouvement dont nous avons parlé , ce qui l'exposerait à être tourné lui-même (^planche i^ ^figure i'^),

5° Ou peut conclure des maximes précédentes, qu'une armée, immobile dans une position , est susceptible d'être tournée ou accablée sur une extrémité j et qiœ le seul moyen de s'y opposer est de manœuvrer dans le même sens que l'ennemi, c'est-à-dire^ ojfensivement et en menaçant sa propre ligne.

La journée de Prague offre encore un sujet de médilalion, relativement à l'influence qu'un petit intervalle, laissé dans la ligne des Autrichiens , eut sur le gain de la bataille. Cette faute , qui faillit leur coûter 'jo mille hommes, jette un grand jour sur les inconvéniens des attaques isolées, exécutées avec des divisions éparses sur le fi'ont de l'ennemi; système que la médiocrité introduisit dans le commencement des «ruerres de la révolution. La même faute, arrivée for-' tuitemeut à Kollin, fit perdre la bataille à Frédéric. Comme j'aurai occasion de rapporter quelques événemens pareils, je placerai à la fin de l'ouvrage les réflexions qu'ils font naître ; elles seront plus complètes et plus intéressantes qu'une discussion rattachée aux simples preuves de la bataille de Prague.

La charge de cavalerie exécutée par le prince de Schœneich, avec 65 escadrons prussiens , sur 10-4 escadrons ennemis, ofïre des circonstances dignes de remarque. Les Autrichiens étaient sur trois lignes, les Prussiens sur deux : ceux-ci.

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