‹ Histoire critique et militaire des guerres de Frédéric II, comparées au système moderneChapitre 63 sur 121 · CHAPITRE IV. igS · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. igS

Les alliés eurent plus de 3,5oo tués qu blessés; les Français perdirent environ 2 mille hommes.

Je ne ferai pas de longues observations sur cette bataille, livrée en ordre parallèle renforcé sur la droite. Le maréchal d'Estvées fit d aussi bonnes dispositions que le défaut de connaissance du terrain le lui permit. Les 40 batailh)ns de Chevert et Armentières , auraient dû être soutenus par de la cavalerie : sans doute cette arme n'aurait pu donner dans le bois; mais, en débouchant, lorsqu'on se fut emparé des hauteurs, elle aurait eu un vaste champ. Il importait que cette attaque, renforcée par la droite , fut faite avec plus d'ensemble et de vigueur pour accabler la gauche de l'ennemi, qui n'était pas de force à se maintenir contre une aussi grande supériorité. L'attaque de la redoute du centre , par les brigades de Champagne et de Reding, aurait dû être soutenue par la réserve pour être niieu^.liée avec celle de l'aile droite , et produire un effort sinaultgné , qui eût rompu toute communication entre les ailes des alliés : leur gauche eût çté ainsi hors d état de se retirer sur Haraeln. . , «\ ,

On pouvait aussi, si on le préférait, porter moins de forces à la droite , et diriger une attaque çi^ masse sur Hastenbeck, pour culbuter le ceur tre ; cette mançeuvre eût égalementj^ssuré la perte de la gauche des alliés, et ne présentait, aucun risque, puisque l'artillerie française avait fait 1. ' i3

1^4 TRAITÉ DES GRANDES OPERAtlONS MILITAIRES.

taire le feu de l'ennemi. Dans tous les cas, la gi^ande supériorité du maréchal d'Estrées devait produire un résultat plus décisif. On s'étonnera que 1,200 hommes , prenant une batterie au milieu de 40 bataillons , aient pu y porter de l'irrésolution et suspendre l'attaque de ces derniers.

Deux jours après la bataille , la forteresse de Hameln se rendit aux Français.

Les alliés se retirèrent vers Hambourg et Stade. L'armée victorieuse les suivit de près , et manœuvra pour les couper de leurs communications ; elle allait recueillir le fruit de sa victoire , lorsqu'une intrigue de cour donna au maréchal le duc de Richelieu pour successeur.

Enfin, l'armée alliée ne pouvant Sans doute pas s'embarquer , et n'ayant d'autre retraite que les états neutres du Danemarck , conclut, avec le duc, et sous la garantie de cette cour, une convention par laquelle les Hanovriens se retireraient dans le duché de Lauenbourg , sur la rive droite de lElbe , et les troupes de Hesse et de Brunswick dans leurs foyers. Cet événement eut lieu, le 9 septembre, à Closter-Seven, à vingt lieues de Hambourg Ç^^ojez plaiiche d^, Richelieu se porta ensuite à Halberstadt , d'où il fit faire des incursions jusqu'aux portes de Magdebourg. On a beaucoup blâmé cette capitulation ,

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