‹ Histoire critique et militaire des guerres de Frédéric II, comparées au système moderneChapitre 66 sur 121 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

bon partisan , commença la carrière de SeicUitz.

Le roi voyant que l'armée ennemie ne se décidait à aucun mouvement, fit évacuer Gotlia , le 32 ; et se retira lui-même , quelques Jours après à Butstaedt, d'où il répartit ses troupes dans de bons cantonnemens , quil garda jusqu'au 10 octobre sans être inquiété. Tout annonçait que les généraux alliés avaient résolu de ne rien entreprendre dans cette campagne, et larmée prussienne se rapprocha de l'Elbe , afin de pouvoir, au besoin , secourir celle de Silésie.

Sur ces entrefaites, les Autrichiens avaient envahi cette province, et repoussé le duc de Bévern sousBreslau, laissant le général Marschall à Lauban en Lusace, avec 6 régimeus d'infanterie et autant de cavalerie. Le général Haddick fut porté, avec un corps de troupes légères, entre Dresde et Stolpen : cette position le rendait maître des routes qui conduisent dans la Marche électorale. Comme il n'avait pas un Prussien devant lui , le prince Charles de Lorraine résolut de le pousser sur Berlin , afin de porter la terreur au coeur des états du roi , et de les mettre à contribution. Cette expédition réussit complètement, et prouve qu'un projet téméraire peut avoir parfois à la guerre le plus grand succès, Tempelhof lui attribue tous les avantages que le roi remporta sur la fin de la campagne , en ce qu'elle détermina l'arraée française et çellç des cercles à op^

rer pins vigoureusement, et à quitter leur position dEisenach.

Le prince Maurice avait été détaché sur lElhe , comme nous l'avons dit; dès qu'il apprit cette entreprise de l'ennemi , il passa ce fleuve pour se porter vers Berlin , dans l'espoir d'y prévenir les Autrichiens , ou au moins de leur couper la retraite; mais, en arrivant à Schwelinz, il fut informé cju'Haddick s'était retiré en Lusace, après avoir rançonné la capitale.

Le roi, informé aussi de ce mouvement, crut d'abord que l'ennemi avait concerté un plan plus solide avec les Suédois qui s'avançaient sur le même point, et jugea indispensable d'aller en personne déjouer ce projet. Après avoir laissé à Reith6 ou 7,000 hommes , pour garder la Saaîe et observer les alliés, il quitta Leipsick, le 16 octobre et arriva le 20 à Annaberg , sur la gauche de ï'Elbe. Mais apprenant ici la retraite de Kaddick , il ordonna au prince Maurice de reprendre sa première position entre l'Elbe et la Mulde , et retourna, avec une paTtie de ses troupes , à Leipsick.

Les généraux de Tarmée combinée , renforcés par le corps nombreux du duc de Broglie , voulant profiter de Fabsence du roi, pour pénétrer encore une fois dans la Saxe , passèrent la Saaie, le 25, et portèrent leur quartier-général à Weissenfels, le 27; le comte de Mailljfiit chargé de

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