‹ Histoire critique et militaire des guerres de Frédéric II, comparées au système moderneChapitre 80 sur 121 · CHAPITRE V. 23i · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. 23i

chercher' à V envelopper ; pendant ce temps ^ les aii-r très corps gardent le point central , et tienneîU enrespect Vautre partie de l'armée.

5° Lorsqu'on fait avancer la plus grande masse de ses corps sur les derrières d'une armée , en passant par une des extrémités de la ligne ennemie j il faut laisser un corps sur cette extrémité i par ce moyen , on conserve les communications avec sa ligne d'opérations , tandis que l'adversaire est coupé de la sienne ; ce corps sert en même temps à attaquer en flanc , et a empêcher l'ennemi de sortir de sa mauvaise position par un mouvez ment dérobé.

6° Ces opérations sont surtout avantageuses lorsque l'ennemi est à une grande distance de la base d'oîi elles parafent. On peut néanmoins appliquer les mêmes principes à des positions plus rapprochées (deux ou trois marchés) ; dans ce cas , il faut que les différens corps n'aient pas plus de chemin à parcourir pour se réunir au point principal , qu'il n'y a de distance entre ces corps et les postes avancés en face de l'ennemi ( i ).

'j^ Par le moyen de ce système , l'armée €m~

(i) Il ne faut pas confondre ce système avec celui des divisions isolées sur un front trop étendu. J'ai compris sons cette dénomination , les opérations entreprises sur un front de trente ou de qua- Tante lieues , par des divisions isolées , hors d'état de se réunir «lans un jour de combat, et dont les mouvemens ne peuvent pas être simultanés sur le point dcciïif. Il est facile de ju^er la diffé- '

brassant une plus grande étendue de terrain et marchant plus rapidement ^ pourra trouver une partie de sa subsistance dans le pays même , surtout lorsqu'il s'agira de contrées oîi la population est nombî^euse , et ou les villes sont en grand nombre. Il sera seulement indispensable défaire suivre chaque corps par les bestiaux et la, quantité de biscuit siiffisante pour le nourrir lorsqu'il aura atteint l'ennemi , et sera forcé de séjourner dans un espace resserré j conjointement avec les autres corps. Cet approvisionnement sera suffisant ^ s'il peut fournir a la subsistance pendant le même espace de temps qui serait nécessaire pour le renouvêler.

8® Les magasins pourront être alors établis sur les derrières à mesure que l'armée avancera. On y procédera par des réquisitions légales ^ frappées sur toutes les provinces voisines j et appuyées de quelques troupes d'exécution ; par des marchés avec les administrations du pays j et par les convois de précaution que l'on pourra tirer de son prof)re territoire. Les bestiaux , le riz , et le biscuit sont les approvisionnemens les plus sûrs elles plus faciles à transporter.

rence qui existe entre ces opérations et celles de plusieurs corps d'armée qui auraient une position concentrée, dont la profondeur égalerait le front , et qui pourraient ainsi être mis en action siniHltanéraent, avant que l'ennenù pùlrien tenter sur leur ligne.

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