ERAT10NS MILITAIRES
derrière la Schwalme ; suivi pied à pied par l'armée française qui vint camper, le 27, à Neustadt.
Ce mouvement rapide valut au maréchal de Broglie la prise de fflarbourg, place à l'abri d'un coup de main , qui assurait ses communications. Comme il importait néanmoins de déloger de leurs positions le»
alliés, qui couvraient encore la Hesse, il résolut de manœuvrer de manière à coupole duc, de Lipstadt, et du corps de Sporkcn qui observait près de Lunen, le comte Saint- Germain, stationné à Dortmund.
Les deux armées occupaient des positions très-fortes , contre lesquelles une attaque eût peut-être échoué, et laissèrent combattre leurs troupes légères , dont nous passeron»
sous silence les stériles exploits.
Lorsque le maréchal de Broglie eut assuré le service des vivres, il ordonna au comte de Saint-Germain de venir le joindre parMinden et Corbach. L'armée se mit en marche , dans la nuit du 7 au 8, pour te porter à Frankenberg; le prince Xavier forma l'arrière-garde et devait soutenir les trois corps avancés, aux ordres du duc de Stainville.
Le duc apprit ce mouvement un peu tard , mais comme on ne pouvait en méconnaître le but, il détacha le prince héréditaire, arec l'avant-garde, ordonna au général Luckner d'occuper les hauteurs de Sachsenhausen et de Corbach ; et le suivit avec le reste de l'année, qui prit position, le 9 au matin, a Wildingen : le général Kielmanseg fut porté sur Frankenberg.
L'armée française avait repassé l'Eder, sur ce point, le même jour. Le marqui» àc Poyanne devait occuper les hauteurs diraminghausen, où l'armée allait s'établir, et le général Klosen éclairait sa marche. Ce dernier ayant rencontré vers Corbach le corps de Luckner, le maréchal de Brogh' ordonna de le déloger sur-le-champ, et fil soutenir l'attaque par une brigade d'infanterie et les carabiniers.