CHAPITRE XXVIII
rous de Lipstadt, s'exposait à perdre ses communications, et se mettait danâ la position où les Prussiens se sont trouvés à Jéna; cependant son mouvement sur Dortmund tut bien plus téméraire. Renonçant à l'appui des places de Lipstadt ou de Munster, et à toute retraite, il vint se placer entre le Rhin et une armée supérieure en nombre à la sienne, qui conservait deux communications. Enfin, cette marche du duc Ferdinand me parait d'autant plus extraordinaire, que tout son système devait être d'empêcher avec une masse centrale la réunion des parties isolées de l'ennemi : en allant camper entre le Rhin et le corps de Soubise, il lui laissait , au contraire , le champ libre pour se réunir à celui de Broglie, et doublait ainsi sa force ; au surplus un peu d'attention fera apercevoir à mes lecteurs que la jonction de ces deux généraux fut le fruit de sa manœuvre. Est-ce pour de tels résultats que Tempelhof lui prodigue des éloges ?