‹ Histoire critique et militaire des guerres de Frédéric II, comparées au système moderne, avec un recueil des principes les plus importants de l'art de la guerre, rédigée sur de nouveaux documentsChapitre 180 sur 196 · CHAPITRE XXXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXII

Dispositions générales pour la campagne de 1762. Opérations en Silésie.

Frédéric se trouvait, à la fin de 1761, dans une position bien plus critique encore que l'année précédente ; il était probable qu'il succomberait enfin, malgré, tous ses efforts et les sottises de ses ennemis. En effet, la prise de Colberg n'avait pas seulement établi les Russes au cœur de ses États, elle leur donnait encore la facilité de commencer leurs opérations de bonne heure.

D'un autre côté la prise de Schweidnitt, l'occupation de la haute Silésie, du riche électorat de Saxe et de la Poméranie, ne laissaient au roi aucun moyen de recruter son armée, qui fondait tous les jours ; pour comble de maux, l'Angleterre lui retint ses subsides accoutumés. La maison d'Autriche se croyait si sûre de terminer la guerre, qu'elle licencia maladroitement 800 officiers et 20,000 hommes de ses meilleures troupes. La Providence qui se joue de»

combinaisons humaines renversa toutes les espérances des ennemis du roi : l'impératrice de Russie, la plus implacable de tous, mourut le 8 janvier, et son fils Pierre 111 lui succéda.

A peine ce prince , attaché depuis longtemps au roi par les liens d'une sincère amitié, eut-il saisi le timon des affaires , qu'il annonça aux puissances bel libérantes ses intentions pacifiques, et ordonna au corps de Ciernischef de se retirer en Po-

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