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hommes. Le prince prit poste à Porschenslein ; Campitelli avec l'autre corps à Glausnitx. Dans le même instant Haddick fit quelques démonstrations contre le prince Henri, tandis que le général Ried repoussait les postes de Hulsen vers Weistrup, et s'emparait des hauteurs retranchées de Kumendorf. Le 28, tout fut tranquille sur le front; mais le général Campitelli obligea Kleist à se retirer au village deMulde.
Le 29 au matin, l'armée combinée prit les armes et fit des démonstrations sérieuses, afin d'attirer toutes les forces et l'attention du prince Henri et du général Hulsen, tandis que le prince de Lowenstein poussait le corps de Hulsen, tandis que le prince de Lowenstein poussait le corps de Kleist devant lui, et gagnait l'extrémité et les derrières des Prussiens par Mulde et Nassau, sur la rive gauche de la Mulde. Le général Ried débouchant de Tharandt, longea la forêt à droite, franchit sur deux colonnes le ravin de la WeistriU, et s'empara d'abord des redoutes qui liaient les communications de l'aile gauche du prince avec le poste de Hulsen, à Grumbaeh. Mais ces redoutes furent reprises vers le soir, et Ried replié sur Tharandt.
Cependant Lowensteiu et Campitelli menaçaient déjà Freyberg, où se trouvaient les magasins de la boulangerie, et pouvaient compromettre le prince Henri, s'il venait à être attaqué le lendemain par Haddick. Ces considérations décidèrent ce prince à passer la Mulde dans la nuit du 30 septembre et à venir camper le jour suivant, derrière cette rivière, la droite vers Brandt, la gauche vers Tuttcndorf. Hulsen reçut l'ordre de reprendre la position de Katzeuhauser, derrière le ravin de la Tribsche. Haddick prit position sur les hauteurs de Salisdorf et de Fruenstein, et plaça ses avant-postes à Pretschendorf.
Le 2 octobre, ceux de Kleist furent vainement attaques ; ce général repoussa l'ennemi et occupa alors les hauteurs de Mudigsdorf.
TRAITÉ DES GRANDES OPÉRATIONS MILITAIRES
Belling se porta ver» Gros-Waltersdorf.
Différents postes entretinrent la communication entre Chemnitz et Zwickau.
Haddick ne s'en tint pas à la première partie de son projet ; et pour évincer les Prussiens du Voigtland, il résolut de les chasser de Freyberg, par les mêmes manœuvres qui leur avaient fait évacuer la position de Pretschendorf. 11 attira à lui le corps du prince deLowenstein le 4 octobre, et détacha le général Campitelli sur la rive gauche de la Muldc à Dorf-Chemnitz. Le prince de Stollberg se porta avec l'armée des cercles à Frauenstcin ; le général Luzinsky prit poste à Burkersdorf.
Le 13 octobre, le corps deRied se dirigea vers Malitsch afin de tenir en échec le corps de Hulsen. Le prince de Lowenstein s'établit entre Limbach et Birkenhain. Macquirc vint camper à Niederschonc, entre In foret de Tharnndt et la Mulde. L'ne brigade qui le précédait , poussa les postes prussiens jusqu'au delà de Conradsdorf. Le général Luzinsky établi à Burkcrsdorf, inquiéta fortement la droite par Weissenborn. Enfin, le U, le prince de Stollberg se réunit à Campitelli à Dorf-Chemnitz, pour opérer par la rive gauche de la Muldc sur Mudigsdorf , contre le flanc droit du prince Henri, et détacha Kleefeld pour déloger Belling des hauteurs d'Erbisdorf, ce qui fut tenté sans succès.
Le 18, on fit de nouvelles démonstrations contre l'aile gauche du prince vers Tuttendorf, et contre le corps de Hulsen. Le prince de Stollberg renouvela également ses tentatives contre celui de Belling, avec plus de succès que la veille. Ce fut le général Campitelli qui dirigea l'expédition pendant que l'année se formait à YVeidinansdorf; il s'empara des hauteurs de Langennu et envoya le général Kleefeid déloger les Prussiens de Mouchfrey. Ik-lling, ayant commencé son mouvement rétrograde un peu tard, ne put se retirer par Monehïrey, sur l'extrême droite de l'armée, et fut forcé de passer par
Kleinhartmansdorf sur Langenau; arrivé à ce village, il trouva le corps de Campitelli, et fut obligé, pour joindre le général Sybourg , de filer entre Galentz et Reichembaeh, et de rabattre sur Linda. Ce contretemps eut des suites fâcheuses, parce que l'ennemi en profita pour tomber sur celui-ci au village d'Erbisdorf et au Kuhberg, tandis que sa cavalerie tenait le corps de Seidlitz en échec à Berlhelsdorf. Campitelli n'ayant pu déboucher sous le feu de l'artillerie du Kuhberg, prit le parti de s'emparer des hauteurs d'Erbisdorf, que Belling aurait dû couvrir. Sybourg détacha, il est vrai, le régiment de Salmuth , espérant les gagner avant l'ennemi; mais il fut entouré et pris aussitôt qu'il eut débouché du village. Non content de cette faute, ce général voulut encore enlever Erbisdorf avec les 2 bataillons qui lui restaient, et en fit prendre un tout entier. De semblables combinaisons, devant un ennemi six fois plus nombreux, ne pouvaient pas avoir d'autre résultat. U est même étonnant que celui qui les avait faites, ait pu se retirer sur les hauteurs de Brandt , avec quelques pièces d'artillerie.
Le général Belling n'arriva que le soir à Linda et campa près de Kleinschirma.
La position du prince se trouvant déjà prise à revers, il fit partir tous les parcs à l'entrée de la nuit, et se retira avec l'armée sur deux colonnes par Losnitz sur Rcichcmbach et Klcinvoigtsberg. L'armée des cercles prit possession du camp de Freyberg , et s'y retrancha.
Le prince Henri informé que le roi lui envoyait de Silésie un renfort de 20 bataillons et 55 escadrons, se flatta de conserver sa communication avec le Voigtland, et prit position sur les hauteurs de Marbach et d'Auguslcnbourg , pour se rapprocher du général Hulsen et se mieux lier avec lui ; mais informé que les Autrichiens en attendaient incessamment un beaucoup plus considérable, il résolut de profiter de l'avantage de sa position centrale pour attaquer