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dernières guerres : les troupes prussiennes, si raanœuvrières , n'ont pas tenu télc aux milices françaises , qui n'avaient pas les premiers éléments d'instruction, mais qui furent conduites par des chefs habiles. Le seul avantage de l'armée du roi provenait de la manière de marcher et de se former , qui a été déjà développée. Ce mécanisme , quoique l'ouvrage du grand homme , n'aurait pas gagné des batailles sans le génie qui en calculait les effets. Je crois que Napoléon n'eût rien fait de plus avec les armées les mieux exercées , comme Frédéric n'eût rien fait de moins dans l'hypothèse contraire. 11 n'est pas probable, d'ailleurs , qu'après six campagnes, oû tous ses régiments furent renouvelés, ils fussent trèsmanœuvriers; et cependant il gagna des batailles célèbres , en 1 760.
Mais en nous élevant contre le trop grand degré d'importance qu'on attachait à l'instruction des troupes à toutes sortes de manœuvres , nous devons observer qu'il ne faut pas confondre des soldats aguerris avec des soldats exercés ; on sait toute la supériorité que les premiers ont ordinairement »ur les autres.