‹ Histoire d'Alcibiade et de la république AthénienneChapitre 101 sur 241 · PlatOD, Sympos,y p · texte numérisé non relu

PlatOD, Sympos,y p

SDteB DE POTIDÉI. 177

élevés par le vote capricieux du peuple au grade de général, et placés à la tête des expéditions les plus importantes. Ces citoyens s'étaient instruits dans Tart militaire par les leçons des maîtres illustres^; maintes fois il avait entendu à l'Assemblée les rapports détaillés des stratèges sur leurs campagnes; enfin, ils avaient pris part, comme soldats ou comme officiers subalternes, à quelque siège, à quelque expédition, à quelque bataille.

A Potidée, Alcibiade avait Socrate auprès de lui. Pendant les heures monotones de la traversée comme durant les longues journées du siège, la parole du philosophe s'élevait tour à tour grave et enjouée au milieu du bruissement, des vagues et du tumulte du camp. Les doctes leçons de TAcadémie et du Lycée se continuaient sur le pont de la trirème et sous la tente de Potidëe, que les deux amis partageaient ^ De retour à Athènes, Alcibiade aimait à raconter le courage et la patience de Socrate pendant ce pénible siège : . < Quand < nous allâmes ensemble à l'expédition dePotidée, disait « il*, où nous fûmes camarades de tente, je voyais So- « crate l'emporter non-seulement sur moi, mais sur

1. Sur ces maîtres de ;t»ctique, Cf.Xénophon, Memoràb., III, 1-5.

Page 1