‹ Histoire d'Alcibiade et de la république AthénienneChapitre 112 sur 241 · CONTINUATION DE LA GUERRE · texte numérisé non relu

CONTINUATION DE LA GUERRE

an lieu que Rléon, quels que fussent ses vices, ses fautes, sou impéritie, était la légalité.

Divisés dans la cité, les Athéniens étaient unis contre l'ennemi. Et ceux-là même chez lesquels il y avait le plus de sympathie pour Sparte, les oligarques, se montraient les plus ardents à combattre ses troupes sur les champs de batailles, à l'exemple de Gimon, qui, banni d'Athènes pour son philo-laconisme, et voyant les Lacédémoniens sur le sol de l'Attique, avait demandé à mourir en repoussant les envahisseurs ^

L'énergie des Athéniens leur donne le plus souvent la victoire. En 429*, Tannée même de la mort.de Périclès, l'armée athénienne force les Potidéates à se rendre, et Phormion, avec vingt trirèmes, bat dans deux rencontres consécutives sur le golfe de Corinthe une Dombreuse flotte péloponnésienne , commandée par Brasidas*. En 428, une escadre sous les ordres d'Asopios, fils de Phormion, ravage le littoral de la Laconie;

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