Thucydide, II, 70, 83-98; Diodore deSiciie, XII
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une année considérable, sous Klinippidos et Pakhès, met le siège devant Mitylëne révoltée; les Athéniens lancent à la mer une nouvelle flotte de cent galères ^ En 427, Pakhès force Mitylène à capituler. Mille des principaux Mityléniens sont envoyés prisonniers à Athènes. Kléon, toujours partisan des mesures violentes, demande à l'Assemblée qu'ils soient immédiatement mis à mort. Malgré une vive opposition le décret passe et est exécuté dans toute sa rigueur '. La même année, Pakhès soumet Pyrrha et Evelos, et chasse les Péloponnésiens des eaux d'Ionie; Nicias prend aux Mégariens l'Ile de Nisea; une escadre de vingt trirèmes vogue vers la Sicile pour porter secours aux Léontins'. En 426, Demosthène, vaincu à Égilion par les Ëtôliensy prend sa revanche en battant^ près d'Olpacy avec l'aide des Arcarnaniens, des Messéniens et des AmphilochienSy l'armée péloponnésienne, tandis que Nicias, avec soixante vaisseaux et deux mille hoplites, aborde en Péraïque, après avoir dévasté le territoire des Méliens, et défait, près de Tanagra, les contingents thébains et tanagréens. A la même date»
1. Thucydide, III, 7, 16, 17, 18, Diodore de Sicile, XII, 55. % Thucydide, III, 28-50.
3. Thucydide, III, 27, 28, 32, 33, 34, 35, 51, 86. 88i Diodore de Sicile, XII, 53, 55.
OCCUPATION DE PTLOS. 307
Lakhès à la tête du corps expéditionnaire de Sicile assise Messine qui se rend bientôt, et taille en pièces les Locriens d'Italie ^ En 425, Nicias bâties Corinthiens à Solygia et prend Méthana en Argolide ; l'armée confédérée des Acarnaniens et des Athéniens s'empare de la ville corinthienne d'Anactorion '.
Vers le milieu du printemps de cette année 4S5, Démosthène occupa le promontoire de Pylos, sur la côte de Messénie, et le fortifia. Les Spartiates tentèrent de le débusquer de cette admirable position, — « une < flèche au flanc du Péloponnèse. > selon une expression du temps. Après plusieurs attaques, ils furent repoussés ; et quatre cents d'entre eux restèrent bloqués à Sphactérie, Ilot qui ferme la rade de Pylos et que leur chef, Brasidias, avait pris comme base d'opérations contre les Athéniens*.
Ce fait de guerre de Démosthène jeta Lacédémone dans la consternation. Pour une oligarchie comme Sparte, la perte de quatre cents de ses meilleurs citoyens était irréparable. Aussi les Éphores résolurent* ils de délivrer à tout prix les prisonniers. Les armes y
1. Thucydide, IH, 90, 91 , 94-99, 103, 105-114, 105. Diodore de Sicac, XU, 54, 65, 70, Plutarque, Nicias, IV, V.
2. Thucydide, IV, 24, 25, 42-45, 49; Diodore de Sicile, XII, 65. 3« Thucydide, IV, 6, U, 14; Plutarque,i\rtci(W, VU; Diodore, XII, 61.
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eussent été impuissantes; ils recoururent aux négociations. Un armistice conclu avec Démosthène» des Lacédémoniens furent dépéchés à Athènes, porteurs de propositions de paix. L'Assemblée, excitée par Kléon, émit de telles exigences, que tout espoir d'accommodement s'évanouit ^ Les escarmouches reprirent autour de Sphactérie; une nouvelle flotte fut envoyée pour presser le blocus. Mais Ttle de Sphactérie, entièrement boisée et sans chemins frayés, était presqu'ina? bordable pour les colonnes d'attaque, et des Hilotes auxquels la liberté était promise en récompense, réussissaient presque chaque nuit, montés sur de petites barques, à tromper la croisière athénienne et à faire passer quelques provisions aux assiégés. Le blocus menaçait donc de s'éterniser *.
Les Athéniens voyant ces lenteurs commencèrent à regretter d'avoir repoussé les propositions de Lacédémone. A une tumultueuse séance du Pnyx, plusieurs orateurs interpellèrent directement Kléon, l'incriminant comme le principal auteur de la rupture des négociations'. Pris ainsi à partie, Rléon bondit à la tribune. II ne cherche pas à se justifier ; il accuse. < Sans le