Plutarque, Nieûu, VU; Cî. Thucydide, IV
2 'El ivSptc, tUv ol oTpaTTiYol, «Xcuonvia; Xatfilv Toi^c èv t^ vi|oM
xal aÙT6; y'«v, «l i9X*> ^00^991 toOto. Thucydide, IV, 27. 3. Thucydide, IV, 28 ; Plutarque, iVicûif , VIII.
4 ofo ifi) aOtàc, àk\' IxeTvov orpoctt^Yslv. Thucydide, IV, 28.
210 HISTOIRE d'ALGIBUDE.
ses adversaires parce qu'ils comptent ainsi briser à jamais ridole populaire ^ Kléon se voit perdu s'il hésite davantage. Il accepte le commandement. Puis, sa jactance accoutumée reprenant bientôt le dessus, il déclare que non-seulement il réduira Sphactérie, mais qu'il s'engage à ramener les Spartiates prisonniers à Athènes avant vingt jours K
Aussitôt Kléon s'embarqua. Le hasard le servit. Durant son tr^et, un incendie avait consumé une partie des bois de l'île de Sphactérie ; cela &cilitait la descente. Deux jours après son arrivée à Pylos, il aborde l'île avec Démosthène et toutes les troupes» surprend les avant-postes, culbute les Lacédémoniens et les * force de se rendre à discrétion *. Gomme il l'avait dit» Kléon ramena les Spartiates prisonniers à Athènes, en moins de vingt Jours ^
Ce qui devait précipiter la chute du démagogue tour' na à sa gloire. D'orateur acclamé il s'improvisait homme de guerre^ Sa popularité fut portée au comble. Mais extrême fut la confusion de Nicias. « Il a fait pis» di* « salent les Athéniens, que de jeter son bouclier; il a