Thucydide, IV, 39; Platarqae, NiUas, VUI
AFFAIRE DE SPHACTÉRXE. 211
c abandonné par Iftcheté le commandement de Tar- « mée^ » Nidas ne chercha pas à se justifier autrement que par des actes. L'année suivante il conquit Thyréa et l'tle de Gythère*.
Ces faits sont convaincants. Quoi qu'en disent la plu** part des historiens qui déplorent la mort de Périclès, l'impéritie des orateurs et des stratèges qui lui succé* *dèrent et qui laissèrent le Peuple livré à lui-même, il est constant que ce Peuple, < livré à lui-méme> > sut pendant cette période parer victorieusement à toutes les éventualités d'une guerre sans merci, créer comme par magie de nouveUes armées et de nouvelles flottes, distraire de ses forces, sans les affaiblir, vaisseaux et hoplites pour secourir, loin du théâtre des hostilités^ aes alliés de Sicile, enfin remporter presque toujours l'avantage sur terre et sur mer. Mais aucune époque n'est plus glorieuse pour Athènes et ne montre plas son génie et son énergie que ces cinq années 1 Elles égalent les plus glorieuses de l'administration de Périclès. Si l'âge d'Alcibiade ne lui eût interdit encore toute participationi soit comme fonctionnaire, soit comme orateur, aux affaires de la République^ il est certam