‹ Histoire d'Alcibiade et de la république AthénienneChapitre 13 sur 241 · Ross, Demen von AUiea, p · texte numérisé non relu

Ross, Demen von AUiea, p

6 INTRODUCnOIf«

grandes classes : les citoyens (ol i»XîT«t); les étrangers domiciliés (o!|A««>t3toc*);les esclaves (ot JoSXoi*).

La première classe, la classe des citoyens, se subdivisait encore en quatre autres classes, selon la loi du cens, suivant le degré de fortune de chaque citoyen. Les citoyens qui possédaient un minimum de

1. Les métœques étaient dee étrangère, qui après avoir quitté leur patrie, s'établissaient sur le sol de TAttique ayec l'autorisation du Sénat. Ils étaient absolument libres; ils pouvaient babiter où bon leur semblait, exercer la profession qui leur plaisait, posséder les terres et les esclaves dont ils avaient besoin; mais ils ne jouissaient pas des droits civiques, et ne pouvaient aspirer à aucune magistrature, ni assister à l'Assemblée. Us étaient soumis à la législation athénienne, soit comme accusés, soit comme plaignants. Leur position était à peu près la même que celle des étrangers qui se fixent pour la vie en France sans demander leur naturalisation, sauf quHls payaient chaque année un tribut de douze drachmes nommé {laxoinxw, et que si la République était menacée ils étaient forcés de alarmer et de défendre le territoire avec les citoyens. En alléguant de grands services rendus à l'État, ils pouvaient obtenir de TAssemblée le titre de citoyen et les droits et les privilèges qui y étaient attachés. Xénophon, de Rep. Àthen., I; Plutarque, Aletb., V; Démosthène, CLeptifij 31; PoUuz, YIII, 91; Harpocration et Hesyehius, s. T. Mîtotxoc,

2. Les esclaves étaient ou des prisonnière de guerre, ou des barbares enlevés sur les rives d*Asie et amenés au marché d'Athènes par des pintes phéniciens, ou des Athéniens nés en servitude de parents esclaves. A Athènes, on les employait comme domestiques et comme artisans ; dans l'Attique, ils travaillaient à la culture des champs^ à TexplolUtion des mines d'argent du cap Sounion et des carrières du Pentélique. SI la faiblesse de leur constitution leur dôfondait les dure labeure. Us s'occupaient à la pratique des arts. 11 était

cinq cents médimnes de revenu * composaient la première classe et se nommaient les Pentakosiomédimnes (ot nEVTaxocrio;M$'.uivot). Les citoyens qui possédaient un minimum de trois cents médimnes et qui pouvaient nourrir un cheval étaient placés dans la seconde classe; on les appelait les Chevaliers (of 'Iincitc)'. La troisième classe était formée des citoyens qui ne possédaient que deux cents médimnes; on les désignait sous le nom de Zeugites (ot ZEu^iTai). Les Thètes (o( OîjTtc), citoyens dont le revenu ne s'élevait pas

défendu de les frapper; la loi les protégeait contre les insultes et les fiolenees de tous les citoyens et contre la séyérité des maîtres. Tous aTaient le droit de s'affranchir en se rachetant à leurs maîtres. Comme cenx-ci ne manquaient pas de leur donner certaines gratifications» ils pouvaient amasser un petit pécule pour ce rachat. Dans les dangers pressants on les armait. Souvent aussi leurs maîtres les emmenaient avec eux i la guerre. Si les navires de l*Etat manquaient de rameurs, on prenait les esclaves pour ce service. La République affranchissait ceux qui avaient le plus vaillamment combattu; des preuves de dévouement à leurs maîtres leur obtenaient également l'affranchissement. Quelquefois môme PAssemblée les élevait à la dignité de citoyen à cause de grands services rendus à l'État. La servitude était relativement fort douce à Athènes. Xénophon déplore l'égalité qoi existe entre les esclaves et les citoyens. — Cf. Xénophon, d$ Mep.Àthen,, I; Aristophane et le scoliaste, PhU,, v. 11 ; Ran., v. 705; Thucydide, VII, 27; Lysias, C. Eratotth., 17; Démosthènes, C, Mid., 23; P. Phorm.,lk', PoUux, VII, 12; Dion Chrysostome,. Orat.yXV. 1. Lemédimne était une mesure pour les grains et autres choses a^bes qui équivalait à un demi -hectolitre et qui représentait la valeur d'une drachme (90 cent.).

8 niTRODUCTION*

à deux cents mëdimnes, entraient dans la quatrième dasse ^

Le Gens institué par Solon* faisait de la République Athénienne à son origine plutôt une timocratie qu'une démocratie. La condition d'un cens plus ou moins éleyéy c'est-à-dire d'un revenu supérieur à deux cents médimnes, étant imposée à tous les magistrats, aux Archontes, aux Aréopagites, aur Sénateurs Probouleutiques du Conseil des Quatre-Cents, aux Ëphètes, aux NaukrareSy aux Trésoriers et aux Receveurs de l'État, les Thètes, qui formaient la classe pauvre, étaient donc exclus de toute charge et de tout emploi *• Solon n'a-

1. Platarqtte, Solon, XVIII, XXIII; PoUux, VIII, 129, 130, 132; Saidu etHirpocration, s. y. II(vTaxo9io|A<Si(&vot, ^Iicictt;, ZtuyTTat, di^Tcc.

Selon VBtymologicum magnum et le scdiaste d'Aristophane, SquUuSf ▼. 627, il n*j avait à Athènes que trois classes de citoyens: les Cheraliers, les Zeugites et les Thètes. Bn eflét, s'il en existait quatre, la classe la plus élevée, celle des pentacosiomédimnes n'était donc pas astreinte au service militaire, puisque la cavalerie, le corps le plus noble, était formé des chevaliers (2* classe). Celte exonération du service militaire eût été une grave atteinte aux lois athéniennes. Aristote ne dit-il pas (de PoUttc., V, 2) que les citoyens les plus riches étaient les premiers envoyés au combat, comme ayant plusdlntérèt que les autres à défendre la cité? Cependant la triple autorité de Pltttarque, de PoUux et de Suidas, doit maintenir Texistence des quatre classes; mais il faut penser que les pentacosiomédimnes (première classe) servaient comme les chevaliers dans la cavalerie.

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