‹ Histoire d'Alcibiade et de la république AthénienneChapitre 15 sur 241 · Suidas, s. V. Takla^xoç · texte numérisé non relu

Suidas, s. V. Takla^xoç

LA CONSTITUTION ATHiNISNNE. 17

phylaque, Sénateur, Stratèges Héliaste. Naturellement» tout citoyen pouTait aussi remplir les magistratures inférieures. Il pouTait être LogisteS membre du Collège

1. Si Ton en croit Dina^que (C. Démo$t., 71), pour être stratège^ c'est-à-dire commandant de Tarmée , il fallait justifier de propriétés sur le sol de TAttique ou d'un enfant résidant à Athènes. C'était une garantie contre la trahison que prenait TËtat, pour faire retomber le crime du père sur l'enfant^ ou pour confisquer les biens du traître au profit de la chose publique. Aristote dit aussi {de PolUie., III, 7) : « L'assemblée est une réunion d'indiyidus de tout âge, ayant « droit de voter ou de délibérer, môme s'ils appartiennent à la classe la «plus pauvre. Au contraire, les Trésoriers, les Généraux^ et lespre- ■ mieis magistrats sont élus nécessairement dans les classes dont le « cens est le plus élevé. > Hais Aristote ne parle pas ici de la constitution athénienne; il parle seulement de l'État démocratique en général. Quant à l'assertion de Dinarque, elle n'infirme pas l'éligibilité des Thètes à la stratégie ; puisqu'un Thète, qui pouvait, tout en restant au-dessous du cens de la troisième classe, posséder cent quatrevingts drachmes de revenu, pouvait par conséquent avoir des biens en Attique : il était donc éligible. N'avait-il pas de propriété? il avait peut-être un enfant : il était donc encore éligible. Mais ce qui détruit surtout cette assertion, c'est l'exemple de Sléon, du Kléon d'Aristophane, qui était tanneur et qui avait pourtant le commandement de Tannée athénienne à Sphaktérie et à Amphipolis, et de Lamakhos, dont la pauvreté était proverbiale et qui fut cependant plusieurs fois stratège durant la guerre du Péloponnèse. Alcibiade et Nicias l'avaient pour collègue en Sicile.

2. Contrôleur des comptes. (Suidas, s. y. AoyivaC, Aoyivr^; «t EvOwai.) Les Logistes, au nombre de dix, assistés de dix autres magistrats, nommés Euthynes, et de dix Synégores ou avocats de TAdministration, formaient un tribunal, devant lequel tout magistrat sortant de charge avait à rendre ses comptes. Le Collège des Logistes était en quelque sorte la Cour des Comptes des Athéniens. I S

des Quarante S membre du Collège des Onze % Juge maritime', Agoranome*, Astynome^ Métronome', Opsono* me'', Sitophylaque % Odopoîos % Epizate*', Sôphroniste",

1. Oa juffes des dèmes; ils parcouraient TAttique chaque année et y jugeaient les affaires de peu d'importance. PoUux, VIIT, 9 ; Isocrate, AnUdos.f 27; Perrot, Droit publie d'ÀthêneSj p. 309.

2. Les Onze, qui faisaient arrôter d'office les malfaiteurs^ avaient la garde des prisons et surveillaient l'exécution des condamnés à mort. Celui qu'on appelait le Serviteur des Onze ou l'Esclave public, était le bourreau. Platon, Phédon ; p. 116; Poliux, VIII, 102 ; Lysias, C, ÂgoraU , 85; Démosthène, adv, Letcrit,, 47.

3. Ils jugeaient au Pirée les contestations des commerçants. Suidas, Hésychius, Harpocration, s. v. NavToSixai; Polluz, YIII^ 126.

4. 'Au nombre de dix, cinq pour Athènes, cinq pour le Pirée, (peutêtre au nombre de quinze?), les Agoranomes prélevaient un droit sut toutes les denrées, autres que le blé, vendues sur les marchés; ils maintenaient Tordre et punissaient les fraudes des marchands. Dé* mosthène, adv, LacriLj 27; Théophraste, 23.

5 . Les Astynomes veillaient à l'entretien des rues. Ils étaient dix ; peut-être quinze? Mêler et Schœmann, Àttisch. Proxets,, 77-97.

6. Ils étaient quinze, et vérifiaient les poids et mesures. Mêler et Schœmann, Attisch. ProxesSf p. 77-97.

7. Les Opsonomes étaient les inspecteurs du marché au poisson. Le Sénat les nommait au nombre de deux ou de trois. Plutarque, Sympo^ *Mic.,IV, 4; Athénée, VI, 7.

8. Les Sitophylaques étaient quinze; ils surveillaient le prix et la vente des blés et des farines, et vérifiaient le prix du pain. Suidas et Harpocration, s. v. ZitoçOXaxe;.

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