Inspecteurs des eaux
11. Les Sôphronistes étaient chargés de veiller sur les mœurs des enfants et des éphèbes; ils avaient aussi la police des gymnases. Eschine, in Axioch.
LA CONSTITUTION ATHiNONlIK. 19
GanaîkonomeS Syndikos', Orateur du Sénat', Ambassadeur*, Héraut '^ Phratore*, Lexiarque % Suugraphe*, Arbitre'.
1. Les GunaikoDomes étaient chargés de faire exécuter les lois aomptoaires. Athénée, X, 13.
2. Les Syndikoi étaient des orateurs officiels, nommés eztraordimirement pour défendre devant le tribunal des Nomothètes une loi doDt un orateur a?ait demandé Tabrogation. Démostbéne, adv. Leptin.y 146^ et adv, Timoer,, 34.
3. Us étaient au nombre de dix, désignés par le sort, et plaidaient les causes publiques dans le Sénat. — ^11 ne faut pas confondre les orateurs du Sénat et les Sundikoi avec les orateurs ordinaires de TEkklésia, qui a^étaient ni nommés, ni élus, mais qui étaient de simples citoyens, à qoi il prenait fantaisie de monter à la tribune.
4. Cétaient des citoyens nommés extraordinairement par TEkkléôa ou par le Sénat pour traiter avec une cité étrangère. Tantôt ils étaient investis d'un plein pouvoir; tantôt leur pouvoir était limité et ils étaient mis en jugement s'ils dépassaient les limites assignées: sou vent on confiait ces missions diplomatiques à un stratège en fonction.
5. Les Hérauts convoquaient le peuple à Tsutsemblée, aocompa. gnaîent les smbassadeurs dans leurs missions, et transmettaient les ordres des stratèges aux chefs inférieurs sur les champs de bataille ou de manœuvre. Hésychius, s. v. KataxXTiaia ; Démosthène, Philipp.f l, 43; Xénopbon, Hettenie,, I, 3. II y avait aussi les Hérauts sacerdotaux d'Eleusis. La charge de ceux-ci était héréditaire; elle appartwaitanx despendants de Céryx. Pollux, VIII, 9; Pausanias, I, 38.
Bi, Les Phratores faisaient inscrire les nouveau-nés sur les registres de leur tribu.
7* Trente-six officiers, qui inscrivaient sur des registres les assistants et les manquants à l'Assemblée. Y. le scoliaste d'Aristophane, àckam, et Thetmoph,
S. Les Sungrapbes étaient trente ; ils recueillaient les suffrages dans TAssemblée.
9. Sortes de juges privés, de juges de paix, qui formaient comme un
Le principe fondamental et le jeu de la constitution athénienne sont exposés par un vers d'Euripide avec toute la clarté et toute la précision d'un article de loi :
*£vionjaiaiatv.
« Le peuple gouverne au moyen de magistrats qui se « succèdent tour à tour chaque année. »
Ces magistrats, pour ne citer que les principaux^ que ceux dont le rôle et les attributions formaient la clef de voûte de Tédifice politique élevé par Solon, Kltsthenes, AristideSy Ëphialtes et Périclès, étaient les Archontes, les Aréopagites, les Nomophylaques, les Sénateurs, les Stratèges, les Héliastes et les Nomothètes.
Les Archontes étaient à l'origine de la démocratie athénienne les premiers magistrats de la République.
tribunal de première instance pour les affaires dviies. Il y avait deux espèces d'arbitres : ceux qui étaient nommés chaque année par le sort dans chacune des dix tribus; ceux dont le choix était remis aux parties intéressées. Pollux, VIII, 125; Hésychius s. ?. Aiarnixdt; Samuel Petit, Leg. atHc.j III, 7.
LA CONSTITUTION ATHiNISNNE. 81
Élus annuellement aux voix dans la classe la plus 61e« vée du cens soloniqueS ils réglaient presque à eux seuls toutes les affaires intérieures et extérieures de la Cité. Us étaient au nombre de neuf; chacun d'eux avait un nom différent et des attributions spéciales.
Le premier, ou Archonte par excellence, que l'on appelait l'Archonte Eponyme parce qu'il donnait son nom à l'année , avait la juridiction des affaires privées, des successions, des donations, des testaments, des séparations entre les époux ; il avait à veiller aux intérêts des orphelins, à la nomination des tuteurs, à l'obéissance des enfants. L'Archonte Eponyme devait aussi organiser la fête des grandes Diouysies, pourvoir de chanteurs les théâtres dont il avait l'administration , surveiller les chœurs et les diriger dans les solennités publiq^es^
Le second Archonte, ou Archonte Roi , était le juge sacerdotal de toutes les affaires qui regardaient la reli-
1. Dana les temps anté-historiques les Archontes étaient à vie. Les successeurs de Kodros furent archontes à vie. Ensuite les Archontes forent élus pour dix ans ; puis on réduisit la durée de leur charge à une année. Hérodote, 1, 142; Élien, Var, htst., VIII, 5 ; Strabon, XIV; Corsini, Fast. attic, I ; Meurslus, deArch , I, 1 ; Mém, de t* Académie àes Inscriptions t t. VII, p. 51, sq.
2. Suidas, s. ▼. 'Apxwv; Pollux, VIII, 89; Démosthène, C. MacarUU., 75; Flutarque, Akib., VIII; Meîer et Schœmann, der AttÎKfte Proxess.y p. 41-46.
giOQ de la Cité : différends entre les prêtres, contesta*tioDS entre les familles sacrées, impiétés, profanation des temples et des mystères *. L'Archonte Basileus portait devant le Tribunal de l'Aréopage ou . des Sphètes, qu'il présidait, toutes les causes d'homicide et d'incendie ^ Il réglait, préparait et dirigeait la célébration des grandes fêtes des Eleusinies, des Panathénées, des Héphaisties et des Lénéennes. il assistait aux sacrifices publics pour le salut de l'État',
Le troisième Archonte, nommé l'Archonte Polémarque, avait le commandement supérieur de toutes les for* ces militaires*. Sa juridiction s'étendait sur les metœques , sur les étrangers, sur les esclaves , sur les affranchis et sur tous les habitants d'Athènes non citoyens ^ Le polémarque présidait aussi aux cérémonies funèbres célébrées en l'honneur des citoyens morts au combat , et il sacrifiait au Dieu de la guerre*.
1. Andocidê, deMyster., 111; Pausanias,l,9; Pollux, VIII, 90; Bekker, Ànecdota f/rœCj 1. 1, p. 310.
2. Demosthène, C. Lacrit, 49;Antiphon, super Khoreuta^ 42-45.