‹ Histoire d'Alcibiade et de la république AthénienneChapitre 151 sur 241 · Thucydide, V, 49, VI, 89; Plutarque, AlHbiad.j XIV · texte numérisé non relu

Thucydide, V, 49, VI, 89; Plutarque, AlHbiad.j XIV

2. Thucydide, V, 43, VI, 89; Plutarque, Alcibiad,, XIV; Iftdas, X.

868 HISTOIRE d'âLCIBTADB.

forces que Sparte, cette oligarchie jalouse qui no pouvaient se renouveler que de générations en générations, et qui finit ainsi par mourir faute d'bommes. La marine athénienne n'avait rien perdu de sa puissance ni de son prestige; et l'armée Spartiate avait subi des échecs qui prouvaient à ses alliés comme à ses ennemis qu'elle n'était pas invincible. Sparte ne se soupçonnait pas encore un général capable de succéder au parti Brasidas; Rléon mort, Athènes avait Démosthène, Nicias, Lacbès et Lamakhos. De plus, la trêve de trente ans était sur le point d'expirer avec Ârgos : les Lacédémoniens allaient avoir à combattre non -seulement les Athéniens et leurs alliés, mais encore les Argiens, que trente ans de paix et de prospérité avaient rendus formidables. D'ailleurs, si on concluait la paix, les Athéniens, qui avaient en leur pouvoir * ces prisonniers de Sphactérie auxquels Sparte tenait tant, devaient exiger des conditions presque léonines. Loin qu'il en tùt ainsi, Nicias , faible politique et toujours porté aux concessions, avait posé les préliminaires d'un traité sur des bases tout à l'avantage de Lacédémone.

Alcibiade s'occupa donc d'empêcher la ratification de ce traité. Hais ses négociations secrètes avec les prisonniers lacédémoniens lui avaient enlevé des heures

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