Plutarque, de Virtut
282 HISTOIRE d'aLGIBIADS.
c dire ensuite ^ * II paraît aussi qu'Alcibiade, comme le grand Démosthène, se troublait quelqxiefois lorsqu'il parlait en public, et qu'il grasseyait un peu^ Mais ce défaut de prononciation « était chez lui un charm% de « plus qui donnait à ses discours une grftce naturelle c et entraînante' ». Les poètes comiques le raillaient plaisamment sur la scène de ce grasseyement, qui lui faisait prononcer les r comme les l ^ nouvelle similitude avec Démosthène. Enfin, l'impartial Cornélius Népos, qui jugeait Alcibiade d'après le témoignage presque contemporain des historiens, Théopompe et Timée *, dit « qu'il était un orateur des plus puissants, et que la < séduction de sa physionomie et de ses discours était ce telle que nul ne pouvait lutter avec lui*. » Alcibiade n'avait pas que l'éloquence. Cet homme tout moderne avait encore ce que l'on appelle aujourd'hui l'eipril,
1. Théophraste, cité par Plutarque^ AldMod., I, — Cf. Plutaïqne,
2. Plutarque, de Ftrtta.; Akibiod.^ I. Cf. Aristophane, Fesp., T. 42-45.