Plataïque, Àkibiad., X; Cf. XVIi
6. Plutarque, Alcibiad., X. — Dans un autre ouvrage, Plutarqua
AGITATIOn DAMS L£ PÉLOPONNÈSB, 287
Aussi magnifique dans ses dépenses personnelles, Alcibiade n'était pas moins généreux quand il s'agissait des deniers de l'État. Ce fut sur sa motio|i que l'Assemblée décréta qu'en récompense des services rendus à Athènes par le grand Aristide, son fils Lysimakhos, pauvre conune lui, recevrait cent mines d'argent % deux cents plèthres de terrain en Eubée, dont la moitié plantée d'arbres, et en outre quatre drachmes par jour, sa vie durant K
Par droit de naissance conune par droit de conquête, Alcibiade se trouvait donc peu de temps après la paix le chef du parti démocratique et anti-laconien. Ce parti se grossissait à chaque nouvelle agitation des £tats du Péloponnèse, à chaque nouvelle infraction aux traités que commettait Lacédémone. Bientôt, la dé* loyauté des Spartiates, l'attitude des Argiens, des Corinthiens et des Béotiens, les intrigues d' Alcibiade et la complaisance aveugle de Nidas pour les Lacédémoniens allaient le rendre triomphant. ^
Nicias en poussant l'Assemblée à décréter le traité
raconte incidemment l'histoire de la caille ; mais il prétend que ce fut lorsque Aldbiade haranguait le peuple au Pnyx que Toiseau s'envola de dessous son manteau (Prxcep. poîitic). Cette contradiction n'est pas bien grave; mais la première version est assurément plus vraisemblable.