‹ Histoire d'Alcibiade et de la république AthénienneChapitre 162 sur 241 · Démosthène, C. LepHni · texte numérisé non relu

Démosthène, C. LepHni

d'alliance avec Sparte S avait ci^u consolider la paix; c'était en activer la rupture. Les Spartiates, en concluant ce traité, avaient espéré calmer l'agitation du Péloponnèse; c'était la porter au paroxysme.

A la nouvelle de l'alliance sparto-athénienne , tous les États du Péloponnèse crurent que cette ligue était formée dans le but d'asservir la Grèce entière *. Si, en effet, Sparte , la plus puissante cité contineotale , et Athènes, la plus puissante cité maritime, avaient été sérieusement unies, elles auraient sans peine soumis la Grèce entière à leur domination. Mais une alliance en* tre Sparte et Athènes n'avait aucune chance de durée. La race, l'esprit, les formes gouvernementales si contraires des deux États s'y opposaient absolument. Au premier jour, les Spartiates eussent rompu l'alliance au profit d'une cité dorienne; les Athéniens pour ne pas laisser imposer à un état démocratique les lois oligarchiques de Sparte. La crainte de perdre leur indépendance exagéra donc aux Peloponnésiens les prétendus périls dont les menaçait le second traité de Nicias.

Quoi qu'il en fût, à l'instigation des Argiens qui espéraient ainsi arracher aux Lacédémoniens la prépondérance sur la Péninsule, les cités du Péloponnèse prirent

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