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que encore devait présenter cette plaine ^sacrée, quand de toutes parts, de tout côté, depuis TAlphée jusqu'aux collines du nord, depuis le Gladéiis jusqu'au mont Eronios, s'élevaient en multitude innombrable les temples» les autels, les portiques, les édifices, les stèles, les cippes, les colonnes commémoratives, les statues des Dieux, des héros et des athlètes vainqueurs qui formaient une véritable ville de monuments sacrés, un Olympe terrestre édifié uniquement pour les Dieux ^, et où, seuls de tous les mortels, leurs ministres avaient droit d'habiter'. La vallée d'Olympie ne contenait pas moins de soixante temples, de centcin* quante autels et de trois mille trois cents statues, dont
1. L*Altis, bois sacré dont reoceinte renfermait le plus grand nombre de ces temples et de ces autels, était à rorigine consacré uniquement à Z«U8. Mais de ce sanctuaire on fit bientôt un panthéon. On construisit des temples et des autels à toutes les Divinités, môme à ces grandes Divinités : les Dieux Inconnus. Tous ces Dieux d*ailleurs n'étaient pas considérés ayant droit de cité Olympie, mais comme hôtes de Zeus. Cf. Pindare, OZyinp*, od. VIII, et le scoliaste ; Straboo, VIII; Pausanias, VI, 10; Xénophon , HeUenic.^ m, 4.
2. Olympie n'était pas une ville, mais un immense sanctuaire habité seulement par les Dieux et par les prêtres. Quand la foule des Hellènes, venus à la célébration des Jeux, quittaient la vallée de TAphée, la solitude s'y faisait pour quatre ans. Seuls, des prôtres restaient abrs dans la plaine d'Olympie pour Tentretien des temples et les sacrifices aux Dieux. Cf. Pausanias, VI, 23, 15, Strabon, Vm; Beulé, ÉtU^ detsurle Pélaponnèiei Ékde, ch. zv.
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trois cents dues à Glaukos d'Argos, à Gimon d'Ëgine, à Alkamènes d'Athènes, à Diyllos de Gorinthe, à Aristomédès de Thèbes, à Sostrates de Rhégiony à Rallon d'Ëlis, à Miron d'Ëleuthères, à Scymnos de Ghios^ à Nikodamos de Hénale, à Scopas d*Ëlis, à Polyclète de Sicyone et aux plus célèbres sculpteurs. Une statue dominait toutes celles-ciy par la grandeur et parla beauté. Dansi'Altis, s'élevait à une hauteur de soixante coudées la colossale figure chryséléphahtine de Phidias : le Zeus Olympien M Ge qui peut faire concevoir la vallée d'Olympie aux temps de sa splendeur, c'est Tacropoie d'Athènes et le forum de Rome, relevés de leurs ruines, agrandis dans des proportions considérables, et transportés au milieu de la plus riche végétation, sur les bords d'un fleuve majestueux. Ainsi on peut se figurer Olympie dans sa majestueuse solitude, qui n'était troublée que tous les cinquante -deux mois, une fois par olympiade. Mais quel Derby d'Epsom, quel Grand-Prix de Longchamps, quelle procession à Rome durant la Semaine Sainte et quel Te Drnm solennel dans un camp , quelle représentation à l'Hippodrome et quelles cavalcades de charité dans une garnison de cavalerie, quelle foire à
1. PausaDias, VI, 11, aq.; Fline, XXXIV, 7, sq. Cf. le Catalocrue de Janius, les Tables de Sillig, les Manuels d'archéologie d'Ottfried Maller et de Glarae, la Sculpture ainiûpte d'Éméric David, etc.
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Nyni-NoTgorod et quelle fête du 1 5 août au Champ de Mars avec ses théâtres en .planches, ses cirques ambulants» ses orchestres en plein vent, ses marchands forains, ses arènes de lutteurs, ses jeux de toute sorte, peuvent donner une idée de la vallée olympique pendant les cinq jours des Jeux Sacrés I alors que devant chaque temple^ orné de guirlandes de fleurs, les prêtres et les adorateurs célébraient quelque cérémonie liturgiques que sur chaque autel, arrosé du sang des victimes, brûlait le feu du sacrifice, qu'au milieu de ces trois mille statues passaient les théories et les processions solennelles, que dans l'hippodrome les quar driges et les biges, attelés de chevaux rapides, soulevaient des nuages de poussière, que dans le stade couraient des hoplites* revêtus de brillantes armures, que sous le portique d'Agaptos les plus beaux et les plus forts athlètes de la Grèce luttaient nus au pancrace ou au pugilat', que dans le gymnase d'autres lutteurs s'exerçaient aux différents jeux, que dans le théâtre les chœurs chantaient l'hymne d'Archiloque \ que dans