Cf. Plutarque, Alcibiad., ;V, V, VI, XVI, XXII
TIOLENCES ET DÉBAUCHES D'ALCIBIADB.. 361
à consolider leur puissance sur terre, et exhorter les jeunes gens à se rappeler le serment qu'ils avaient prêté i l'ftge de dix-huit ans devant l'autel du temple d'Agraule, « de ne reconnaître de bornes à TAttique c qu'au delà des blés, des orges, des vignes et des < oliviers S > ces mêmes citoyens le voyaient traverser Fagora, se dirigeant d'une façon efféminée et le pallium traînant à terre' vers la demeure de quelque hétaïre ou de quelque femme reconnue pourtant comme honorable*. Vers le soir, il traversait les rues d'Athènes, échauffé par le vin et faisant grand bruit, la tête ceinte d'une épaisse couronne de violettes et de lierre et de nombreuses bandelettes, soutenu dans sa marche par
1. Plutarque, Àlcûnad,, XV. — Les jeunes Athéniens juraient aussi qu'ils ne déshonoreraient pas les armes de la république, qu'ils n'abandonneraient pas leur poste, qu'ils sacrifieraient leur vie pour la patrie, et qu'ils laisseraient Athènes plus florissante qu'ils ne l'avaient trouvée. Ces serments, que devait prononcer tout Athénien avant de passer dans la classe des éphëbes et d'être inscrit sur les râles des citoyens en état de porter les armes, était juré dans un temple de l'Acropole, élevé par les Athéniens à Agraule, en commémoration de son patriotisme. Agraule ou Aglaure, fille de Cécrops , s'était précipitée des rochers de la citadelle pour accomplir un oracle qui avait déclaré que les Athéniens seraient vainqueurs si quelqu'un d'eux se sacrifiait volontairement à la patrie. Hérodote, VIIl, 52; Apollodore, III, 14; Lycurgue, in Leocrat.