‹ Histoire d'Alcibiade et de la république AthénienneChapitre 218 sur 241 · Plutarque, Àkibiad,, IX · texte numérisé non relu

Plutarque, Àkibiad,, IX

3. rCvfttai ToCvvv, eXictv, 8 pouXo(ftau BoùXo(iai yà^ 'A6i)vaio\ic toûto XàXetv, tva (&^Tt x«Tpov icepl i{&oû Xér^o^^- Plutarque, Akibifid. IX.

4. On a souvent tenté de rétorquer ce lieu commun en prouvant que

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ce ne fut pas par simple caprice qu'Acibiade agit ainsi, et s'il y eut en effet dessein chez lui, ce Ait^ comme il l'affirmait lui-même, non pour faire parler 4e soi, mais afin qu'on n'en parl&t plus. U ne voulait pas alors at«iirer l'attention ; il la voulait détourner.

Les violences mômes d'Alcibiade, si sévèrement jugées par quelques-uns, trouvaient gr&ce devant la majorité des Athéniens, qui les désignaient par des euphémismes. On les appelait « des traits de jeunesse, c les écarts d'un bon naturel ^ » C'était sans indignation qu'on racontait sur l'agora et dans les festins que dans une fête locale, où Alcibiade et un certain Taureas étaient choréges, l'orgueilleux jeune homme ne pouvant admettre qu'on osflt rivaliser de magnificence avec lui pour les jeux et les liturgies, avait flrappé Taureas au visage pendant la solennité ' ; que pour son festin à Olympie, Alcibiade s'était servi de vases sacrés qu'il avait empruntés aux archithéores *. Que ne disait-on

cette anecdote même contredit absolument le sens que les modernes y attachent. Mais on ne peut résister à l'habitude. On dira toujours d*un homme qui aura par quelque extravagance voulu attirer sur soi l'attention publique^ quMl a, comme Alcibiade, coupé la queue de son chien 1

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