‹ Histoire d'Alcibiade et de la république AthénienneChapitre 219 sur 241 · Démosthône, in Meid,, 49; Plutarque^ Àkibiadô, XVI · texte numérisé non relu

Démosthône, in Meid,, 49; Plutarque^ Àkibiadô, XVI

3. Pseudo-Andocide, C. Alctbiad,, 29. Cf. Phaeaxt C. Akibiad, (Fragm. oral, grsse,, édit. Didot, t. II, p. 243). Plutarque, Aleihiad,, XIII. ^ Ruhnken (Bistor, critie. orat, gr»c., t. VIII^ p. loS> éd.

LE PEINTRE AGATHARKHOS. 367

pas encore 1 Le peintre Âgatharkhos courtisait une des mattresses d'Alcibiade. Aldbiade les surprit ensemble. Pour se venger y il fit enlever le peintre par des esclaves. Conduit dans la demeure d'Alcibiade, ii y fut séquestré pendant quatre mois, jusqu'à ce qu'il Teût entièrement ornée de fresques. L'œuvre achevée , Alcibiade renvoya Agatharkhos en lui donnant une grosse somme d'argents C'était d'ailleurs une vengeance peu cruelle que cette commande imposée et largement rétribuée, mais aux yeux des œnseurs, c'était une grave atteinte à la liberté individuelle. Un [citoyen avait dé-

Reiske), et après lai Boeckh(^c. des Ath., 1. 1^ p. 325), ont tenté d'établir une différence entre le récit du Pseudo-Andoclde et le récit attribué à Phaeax et cité par Plutarque. Il est cependant certain qu'il s*agit d'un môme fait, et que Plutarque l'a cité, non d'après un discours de Phaeax, qui semble n'avoir amais été prononcé (Voir la note 2 de la p. 375)^ mais d*après le discours apocryphe d'Andocide que nous possédons en entier. Boeckh augure arbitrairement de ceci qu'Alcibiade remplit à une certaine époque la charge de Trésorier de la Déesse. « PoUux, t dit-il, cite une liste d'offrandes sous Tarchontat d'Âlclbiade. PoUuz a t confondu le nom de l'archonte avec le nom du trésorier de la déesse. > Cf. Corpus Inscript, grxc,, XII, 25. Certes Alclbiade ne fat pas archonte, mais on peut douter qu'il fut trésorier. Ces fonctions sans importance politique ne lui convenaient pas. Puisque Pollux s*est trompé sur le nom de la magistrature et qu'il a mis archonte pour trésorier^ rien ne prouve qu'il ne s'est pas trompé aussi sur le nom du magistrat et qu'il n'a pas écrit par exemple : 'AXxt^idSvi; pour *Açx^6\é^i\^, On peut encore admettre que cette erreur est l'œuvre d'un copiste. 1. Démosthène, m Jf^id.» 49; Pseudo-Andocide , C. Aleilnad*f 11 6^

368 HISTOIRE D'aLGIBIADE.

posé une accusation contre le poète thasien Hégémon, protégé d'Alcibiade. Àlcibiade entra dans le temple de Gybèle où était placée la liste des causes, et il effaça, avec le doigt mouillé de salive, le nom du poète. Il empêchait ainsi l'archonte et l'accusateur de présenter la cause au dikastérion^ Alcibiade se donnait comme le défenseur de la démocratie athénienne, mais sous la

république il agissait en César.

Malgré ces violences, ces actes arbitraires, cette vie de scandale, les oligarques, ennemis d'Âicibiade,n'o saient encore attaquer ouvertement, soit & la tribune, soit devant les tribunaux, le favori du peuple. Un seul homme, le misanthropeTimon osa Fapostropher en face. Alors qu' Alcibiade, après avoir obtenu à l'Assemblée un grand succès d'éloquence, retournait chez lui, reconduit comme un triomphateur par tout le peuple, Timon, au lieu de se détourner et de chercher à l'éviter, selon sa coutume d'en agir avec les autres hommes, l'aborda, le prit par la main et lui dit en montrant la foule' : a Courage, ô mon fils ! Accrois ta grandeur, car

1. Athénée, IX, 17. — Hégémon, poète comique contemporain d'Aristophane, d'Amipsias et d'Archippos. Il était de 111e de Thaaos, dépendante d'Athènes. Il ne reste qu'un seul fragment de toutes ses comédies. Cf. Aristote, De pœtic. II; Mém, de V Académie de» tmerîpf. t. Vn, p. 404, 405; Frag, Corne, grése. (édit. Didot, p. 283.)

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