‹ Histoire d'Alcibiade et de la république AthénienneChapitre 28 sur 241 · Plutarque, Solon, XXJ · texte numérisé non relu

Plutarque, Solon, XXJ

3. Thucydide, VIU, 73; Aristote, de PoUtie., 111,9; le scoîiaste d'Aristophane, EquU,, v. 851; Pollux, VIII, 20; Hesychius, s. v. *0<rTpaxi<rii6c; Diodore de Sicile, XI, 65; Elien, Var, hisU, XIIÏ, 24 ; Plutarque, Àrittid., I, VII; AldHad., XIII j Nicias, XI; Themitt,, XXII; Pericl, XI, XVII; Suidas, s. v. xipa(iixiQ (làÇiç; Harpocration,

LA CONSnTUTTON ATHIÎNIBNNE. 57

On recourait au vote par Tostracisine dans deux cas : soit quand un citoyen menaçait par sa puis sance démesurée Tégalité démocratique et la souveraineté populaire : c'est dans ces circonstances que furent bannies la plupart des victimes de Fostracisme ; c'était là la nature essentielle de l'ostracisme ^ : soit encore lorsque deux chefs de parti d*une égale puissance, se disputant la direction des affaires publiques, se nuisaient ainsi l'un à l'autre et tous deux à la Cité par leurs dissensions; et qu'on pouvait craindre que l'un de ces deox hommes ne se servit de la violence, ne tentât une sorte de coup d'État, pour se défaire de son rival. Alors c'était au souverain du Pnyx, au Peuple, d'opter entre les deux adversaires ^ C'est ainsi que furent bannis Cimon et Thucydide l'ancien, successi-

s. V. Imcapxo;; Démetrius de Phalère, frag., IV {Oratores Attici, édit. Didot, p. 476); Samuel Petit, Leg. Attic,, p. 192^ p. 539; Mém.de I^Acad. des Inscrip,, t. XH, p. 145, sq.; Paradys, de Ostracismo Atheniensium, p. l-ll. Cf. Pseudo-Andocides, C. Alcibiad., 6, 42.— A Forigine la durée du bannissement par Tostracisme avait été fixée à dix ans; on la réduisit postérieurement à cinq années. (Auteurs précités.)

1. Le scoliaste d'Aristophane, Equit.^ v.851; Thucydide, VIII, 73; Aristote, de Polttic, III, 9; V, 3; PoUux, VIII, 20; Elien, Var, hist, Xm, 24 ; Diodore de Sicile, XI, 55; Plutarque, Aristid., I, VII; Nicuttj XI, Alcibiad., XIII; les lexicographes, aux mots; Paradys, de Ottraeism, Athen., p. 1-11.

2. Plutarque, PerieleSf XI, XVII; Paradys, de Ostracism. Athen., p. 1-4, 8, 9.

vement chefs dv parti aristocratique, à rinstigation de PéricIèSy chef du parti populaire ^ Hais ce cas se présentait très-rarement. C'était en quelque sorte fausser le sens de Tostracisme. Le vote d'ostracisme qui, en 416, menaçait Nicias et Alcibiade, et qui aboutit au bannissement de leur ennemi commun, Hyperbolos, réunissait les deux conditions; car, d'une part la puissance d'Alcibiade était de nature à inspirer la crainte de la tyrannie aux soupçonneux Athéniens, et d'autre part la riyalité de deux hommes tels que Nicias et Alcibiade f ouvait nuire à la République ^.

On procédait ainsi au vote d'ostracisme. D*abord la proposition de cette < mesure d'exception, » comme l'appelle Montesquieu, que pouvait requérir tout citoyen, était soumise au Conseil des Ginq^Cents *. Si le Sénat n'y avait pas apposé son veto, la proposition était ensuite portée à l'Assemblée du Pnyx , où le peuple, jugeant de son opportunité, l'adoptait ou la repoussait à la majorité des suffrages ^.

Après que la proposition d'un vote d'ostracisme avait été visée par le Conseil des Cinq-Cents et adoptée par

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