Plutarque, Âpophteg. Reg. et Duc.; Àlcib., II
2. Le jeu des osselets était une sorte de jeu de dés gui consistait à jeter sur un damier ou sur toute autre surface plane quatre morceaux d'ivoire renfermés dans un cornet Sur ses quatre faces, chaque osselet était marqué d'un de ces nombres : un, trois, quatre, six. Le plus beau coup, appelé le coup de Vénus ^ consistait à amener les quatre chiffres différents. PoUux, IX, 9; Gicéroo, de Divin. j I, 13, II, 21 ; Ueursius, de Lud. Grœe., s. y. àatpayàXoç.
Yeux*. » Effrayé, cet homme arrêta sa voiture, et quelques passants, tout émus de cette scène, accoururent relever Âlcibiade en poussant de grands cris*. D'autres s'empressèrent sans doute d'aller raconter aux discoureurs de l'agora cette action qui, dans son extravagance même, révélait une volonté indomptable et un courage unique chez un enfant.
Un autre caprice d* Alcibiade montre à quelle valeur il estimait sa beauté naissante. Lorsqu'il commença à fréquenter les écoles, il se fit remarquer par son ardeur à s'instruire. Il suivait très -volontiers les différentes leçonf^ des principaux mattres d'Athènes *; mais ayant remarqué que l'exercice de la flûte contracte les mtisclés faciaux et fait grimacer celui qui enjoué, il refusa obstinément d'apprendre cet instrumenta « Cet art, di- « sait-il, est méprisable et indigne d'un citoyen. L'ar- « chet ou la lyre n'altère point les traits du visage et « ne lui enlève rien de sa sérénité; mais la flûte dé- < forme tellement la bouche et la figure entière, que c c'est à peine si les amis les plus intimes peuvent
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