Plutarque, Alcib., II
4. Duris de Samos, fragm, 70 (Fragm, Bistoric. GrarCf édit. D'dot, t. II); Pamphile d'fipidaure, fragm. 9 [Fragm. Historic. Gtêtc, t. III)* Aulu-Gelle, Noct, AUiCj XV, 17 j Plutarque, AkUnad., II.
PRXMIÈRSS ANNâBS d'aLCIBIABK.
c TOUS reconnattre. Celui qui joue de la lyre peut c s'accompagner en chantant ou en déclamant, tan- • dis que la flûte, en tenant la bouche fermée, in-
< terdlt la parole. Laissons donc la flûte aux enfants des c Thébains, qui sont incapables de parler; mais nous, « Athéniens, sachons nous rappeler que nos ancêtres
< et nos maîtres sont Athënè et Phoibos Apollon! « Athènè, qui jeta loin d'elle la flûte, et Apollon c qui fit écorcher vif l'aulète ^ >
Les moralistes ne doivent pas trop s'indigner de cette coquetterie outrée. La légende d'Athènè, à laquelle le discours d'Alcibiade fait allusion en même temps qu'à celle du satyre Marsyas, ne dit-elle pas qu'un satyrisque, voyant Athènè jouer de la flûte, lui conseilla d'à-
bandonner un instrument qui déformait ses traits. D'abord la Déesse n'écouta pas le conseil du jeune satyre ; mais s'étant vue dans l'eau, ce premier miroir, elle eut horreur de ses joues enflées et lança sa flûte dans la source*.
PeutK)n demander à Alcibiade plus de sagesse et moins de coquetterie que n'en avait la vierge Athènè? Pour rendre son verdict en toute impartialité, l'histo-