Plutarque, Akihiad, VII
PREMIÈRKS ANNltES D'ALQBUDB. 105
parce qu'il était très-sérieusement occupé : qu'il travaillait à rendre ses comptes aux Athéniens. On sait que tous les magistrats de la République étaient responsables, et qu*à l'expiration de leur charge ils devaient justifier de leur gestion devant l'Assemblée et devant des tribunaux spéciaux. Alcibiade , dépité de n'être pas reçu, s'écria en s'en allant: c Ehl ne vaadrait-il pas mieux que Périclès travaillât à ne pas < rendre ses comptes à ces Athéniens ? ËIta SAtiov oùx
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Dans la cité d'Athènes, où tant de délateurs de toute sorte et de sycophantes assermentés se tenaient aux écoutes, c'en était assez pour faire soupçonner l'administration de Périclès et pour demander sa mise en accusation. C'en était assez pour classer Alcibiade, quinze ans avant son entrée aux affaires, parmi les
partisans de Tautocratie, que les Grecs appelaient la tjrannie.
1. Plutarque, Alcib,, VU, et Apophtkeg»f Reg, et Duc. Cf. Diodore de Sicile, Xlf, 38.