Xénophon, Memor., I
5. Platon, Phedr,, Prokigor.,Sympo9., Xénophon, Sympos,, IV, Vm, Memorab., I, 3.
LES HGBimS ANTIQOSS. 121
doute une telle complaisance qui a suggéré la calomnie dont sa mémoire est victime. On peut penser d'ailleurs, et Don sans quelque raison, que le vrai coupable en tont ceci n'est pas Socrate, mais celui qui s'est rappelé ses leçons et qui les a transmises à la postérité en les illuminant du rayonnement d'une poésie et d'une éloquence divines, Platon t Platon dont Socrate disait :
< *Qc tcMd yl xaie^isuâtO' 6 vf ovttfxoc ; que de fois ce jeune « homme m'a-t«il calomnié! ^ >
En effet, c'est Platon qui fait soupçonner Socrate; c*est Xénophon, moins éloquent, moins élevé, mais certainement plus véridique, qui le fait absoudre. C'est que la langue si vive, si poétique, si riche de Platon se refuse à exprimer les calmes jouissances de l'amitié, qui par la violence de l'expression deviennent dans son œuvre les folles extases de l'amour.* « Platon, dit
< Athénée, écrit indistinctement tout ce qui se pré-
< sente sur sa langue imprudente', y*