Diogène de LaSrte, II
2. Comparer à ce siiget, comme nous Tavons dit, le Lytis et le Ban" qwty le Phèdre et le Philêbe.
3. Athénée, V, 18. — Si Ton ne mettait en doute les épigrammes à Aster, à Dion , à Phèdre et à Alexis , attribuées à Platon, qu'on lit dans VAfUhologie, il faudrait accuser Platon de ce Yice. Dans ce cas on pourrait le soupçonner avec raison d'avoir fait rouler tant de dialogues socratiques sur ce sujet scabreux par sympathie personnelle, et on absoudrait absolument Socrate de sa complaisance à en discourir.
122 BISTOIRE d'aLCIBIADE.
On doit donc croire à Finnocence de Socrate. Bien même qu'on la mtt en doute, pourrait-on assumer sur un individu Tiniquité d*une société? Parmi les grands hommes de l'antiquité gréco-latine, il n'y a pas que Socrate et Alcibiade qui aient été ainsi accusés. Com- . bien d'autres encore depuis Aristide le Juste ^ jusqn'A Trajan le Très-Bon * ! Thémistocle», Pindare *, Platon ■, Alexandre le Grand *, Jules César ^, Auguste', Virgile % Horace ^^ l'empereur Hadrien *S ^^^ parler des libères et des Nérons. Mais ce n'est pas à un honmie accusé de cette ignominie, à un Alcibiade, à un Alexandre à un César, qu'il faut l'imputer à crime, c'est le
Quoi qu'il en soit, Platon est d'autant plus coupable de s'être étendu sur ce sujet dans ses dialogues, que leur interprétation plus ou moins erronée a servi d'excuse dans le monde gréco-romain à tous les partisans de cet amour et a converti plus d'un insensé à cette infâme doctrine. Plutarque (de Amore) et Lucien (de Amorib. XLVIII^ XLIX, LIV) le disent expressément.