‹ Histoire d'Alcibiade et de la république AthénienneChapitre 59 sur 241 · Yirgile, Eglog.y II. Cf. Martial, YIIÏ · texte numérisé non relu

Yirgile, Eglog.y II. Cf. Martial, YIIÏ

10. Horace, Od, X, v. 4, et les commentateurs. Cf. Walckenaér, Vie d^Horaee, t. II, ch. XIII.

il. L'empereur Julien, Caesares, YIII, XXIH.

PRSMlàRS ENTREVUE DE SOGRATE ET d'aLCIBIADE. 123

moDde astique tout entier qui doit en porter le stigmate infamant.

Platon a laissé le récit de la première entrevue de Socrate et d'Alcibiade^ Quoique cette narration pèche ]Mur quelques inexactitudes, car les Dialogues ne sont point exempts d'anachronismes et de contradictions', elle jette une vive lumière sur le caractère d'Alci«« biade et semble empreinte du sceau de la vérité.

Cette entrevue eut lieu quelque temps avant la bataille de PotidéeS livrée en 432-431 av. J. G. Alcibiade avait alors dix-huit ou dix-neuf ans. Il était en flge de prendre les armes pour la République^. Bientôt, à vingt ans, il allait assister aux séances de l'Assemblée *, non pour y parler, car il semble que seuls les citoyens qui

1. Dans le dialogue : Le Premier Alcibiade qui est presque entièrement consacré à ce récit. ^

2. Athénée (V. 15, 16, 17, 18, 19) en a relevé un grand nombre.

3. Puisque Alcibiade connaissait déjà Socrate lors de Texpédition de Potidée, dont ils faisaient partie tous deui et où le philosophe lui sauva la Tie (Plularque, Alcib,, VIII; Platon, Sympos, p. 220-221). — HerUberg {AVcihiad., p. 26) assigne dix-neuf ans à Alcibiade lors de son entrevue avec Socrate.

4. Les Athéniens étaient astreints au service militaire depuis leur dix-huitième jusqu'à leur soixantième année. Ulpian, in Olynth., III ; Pollux,VIII,9.

5. Aristophane, Acham., v. 209; Eschine, in Ctewph, 6, Polluz, VIII, 86; Suidas, s. v. XiÇiàpxo;.

1S4 HISTOIRE D'aLCIBIADB. *

avaient atteint trente ans prenaient la paroles mais pour voter et pour s'initier à la politique et à l'éloquence en écoutant les orateurs.

Depuis quelque temps déjà Socrate suivait sans cesse Alcibiade, s'approchait de lui et s'ingéniait à se trouver dans les gymnases, sur les promenades, aux représentations chorégiques, chez Aspasie, jusques dans le gynécée des hétaires, partout enfin où il avait la Chance de le rencontrer'. Celui-ci s'était aperçu des assiduités du sophiste et commençait à s'en étonner*. Un jour qu'Alcibiade, allant à quelque rendez* vous d'amour, passait sur l'agora, vêtu d'un pallium de pourpre brodé d*or traînant à terre à la manière des efféminés et d*une fine tunique de lin^ chaussé de riches crépides d'une forme particulière que lui seul portait S et des cigales d'or' dans sa belle chevelure

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