‹ Histoire d'Alcibiade et de la république AthénienneChapitre 60 sur 241 · Platon, Prtm. Akxb.^ p · texte numérisé non relu

Platon, Prtm. Akxb.^ p

4. Plutarque, AUib., XVI ; Athénée, XII, 8; PoUuz, IV, 18. Cf. Thucydide, I, 6.

5. PoUux, VU, 89; Athénée, XII, 8. — Dans la suite, igoute Athénée, on appela cette sorte de chaussure de$ chaussures à VAleibiade,

6. A Athènes les femmes portaient dans leur coiffure de petites cigales d'or, TdTciYe;, pour indiquer qu'elles étaient comme les cigales, nées du sol, de race autochthonn. Quelques jeunes élégants, parmi lesquels on compte Alcibiade, se paraient aussi de ces sortes de bijoux. Le scoliaste d'Aristophane, m Hub. y. 980. Cf.Thucydidey I, 6.

PBEMliOaX ENTRSYOB DE SOCRATE ET D'aLCIBIADB. 125

qu'il conserva longue pendant sa jeunesse ^ contrairement à la mode athénienne, Socrate Taccosta et lui dit^* : « Fils de RIfnias, je pense que tu t'étonnes qu'ayant commencé le premier à t'aimer, je sois le seul de tous tes amis qui persévère dans mon amitié ; et que tous les autres f ayant obsédé chaque jour, moi seul j'aie été si longtemps sans même t'adresser la parole. Ce n'est aucune considération humaine qui m'a retenu ; c'est mon démon qui s'y est opposé ainsi que je te Texpliquerai plus tard. Maintenant que mon démon ne me retient plus j'espère que notre amitié ne lui déplaira pas, et je me hâte de l'aborder. Pendant tout ce temps j'observais comment tu te conduisais avec tes amis. Dans le grand nombre d'hommes orgueilleux qui te recherchaient il n'en est pas un que tu n'aies rebuté par tes mépris. Tu crois n'avoir besoin de personne tant tu as été libéralement doué par la nature, du côté du corps comme du côté de T&me. D'abord 1 u t'estimes le plus beau, le mieux fait de tous les

1. A dix-huit aos les Athéniens coupaient leur chevelure pour la consacrer aux Dieux (PoUux^ VII, 9). Selon Athénée, XII, 8, Alcibiade. aurait gardé sa chevelure quelques années de plus. Cependant une pierre antique, représentant un Alcibiade imberbe, auquel on ne sau^ rait donner plus de vingt ans , le montre avec des cheveux courts.

?. Platon, Prim. Àlcih.f p. 103-104.

HISTOIRE DALCIBIADE.

hommes ; et il sufGt à chacun de te voir pour s'assurer que tu ne mens point. Tu te dis ensuite de la plus illustre famille d'Athènes^ qui est la plus considérable des villes grecques. En effet, du côté paternel, tu as des alliés et des amis puissants et nombreux qui te serviront quand s'en présentera Toccasion; du cété de ta mère, tu n'en comptes pas moins, ni de moins influents* Mais celui qui, à ce qu'il te semble, est appelé à te servir le plus efficacement dans tes entreprises» c'est Périclès, fils de Xanthippos, que ton père vous a laissé pour tuteur à ton frère et à toi; Périclès qui non-seulement dans cette cité, mais encore dans toute la Grèce et dans de nombreuses nations barbares, peut ce qu'il veut. J'ajouterais encore les grandes riches* ses des tiens, si je ne savais que tu te glorifies de ces choses moins que de toute autre. Ces avantages t'ont inspiré tant d'orgueil que tu méprises tous les hommes comme trop inférieurs à toi'.... »

« Ge que tu ne sais certes pas, Socrate, répondit Alcibiade, c'est que tu ne m'as prévenu que d'un instant, et que j'avais le dessein de t'aborder le premier afin de te demander la cause de ta persévérance. Que désires-tu? Quelle est ton espoir en

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