‹ Histoire d'Alcibiade et de la république AthénienneChapitre 61 sur 241 · Platon, Prtm. Alcib.j p · texte numérisé non relu

Platon, Prtm. Alcib.j p

SOCRATK ST ALClBIADB. 127

m'importunant sans cesse, en te trouvant toujours avec tant de soin dans quelque lieu que je sois t Je ne puis trop m'étonner de ta façon d'agir. Aussi jet'écoute Tolontiers^... > < Pour moi, Alcîbiade, reprit Socrate, si je Payais pensé content de tous ces avantages et dans le dessein de vivre sans autre ambition, il y a longtemps que j'aurais renoncé à ma sollicitude pour toi (au moins je me le persuade). Hais maintenant, je vais t'îndiquer bien d'autres pensées sur toi-même ; et ta comprendras ainsi que c'était pour étudier ton esprit que je te suivais sans cesse. En effet, si quel* que Divinité te disait : ô Alcibiade, veux-tu vivre avec les avantages seuls que tu possèdes maintenant, sans qu'il te soit permis d*en obtenir de supérieurs, ou prëfères-tu mourir tout de suite? il me semble que tu choisirais plutôt la mort'. Et voici dans quelle espérance tu vis : tu penses qu'aussitôt que tu auras harangué le Peuple Athénien, il te reconnaîtra digne de plus d'honneur que Périclès et que tOQt autre citoyen renommé dans les siècles passés ; qu'ainsi la plus grande autorité te sera confiée parmi les tiens, et que non-seulement tu seras le plus puis-

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