SOCRATE ET ALCIBIADE
« te livrer cette puissance que tu désires. Moi seul, je • le puis, avec l'aide de la Divinité. Tant que tu était « plus jeune et que tu ne vivais pas dans une telle « ambition, le Dieu m'a défendu de te parler, de
< peur que mes conseils ne fussent perdus. Mainte-
< nant il m'y pousse, car maintenant tu peux m'en- « tendre*. »
Socrate, à en juger par ces pages de son élève Platon ', connaissait bien Alcibiade. Il le peint magistralement dans ce préambule ; il découvre ses plus secrètes pensées. Aussi cette connaissance parfaite de l'homme loi servit-elle à captiver l'attention et bientôt l'amitié d'Alcibiade. Dans la suite, Socrate lui prouvera à