‹ Histoire d'Alcibiade et de la république AthénienneChapitre 65 sur 241 · Platon, Prim, Àkibiad,, p. 107 à · texte numérisé non relu

Platon, Prim, Àkibiad,, p. 107 à

SOCRATB ET ALCIBIADE. 131

II est tout à Socrate. Ainsi qu'il le dit lui-même, les rôles sont intervertis; c'est lui qui va maintenant poursuivre Socrate, comme Socrate Ta poursuivi jusqu'ici*.

La suite du dialogue, qui rentre presque entièrement . dans le domaine de la philosophie et de la morale, et où Alcibiade se montre plutôt comme interlocuteur de Socrate que comme personnage historique, est moins intéressante pour l'historien. Socrate demande à Alcibiade quel conseil il donnera au Peuple Athénien, quand il montera à la tribune. Celui-ci, amené à cette réponse par les questions captieuses du dialecticien, dit qu'il leur conseillera ce qui est juste. Aux habiles objections de Socrate, Alcibiade avoue qu'il ne sait pas ce qui est juste, il se rejette sur l'utile; c'est ce qu'il conseillera aux Athéniens. D'inductions en déductions, de sophismes en paradoxes, Socrate lui prouve que le juste et l'utile sont une seule et même chose, et il le convainc de là que puisqu^l n'a pas la notion du juste, il n'a pas non plus la notion de l'utile. Alcibiade ne peut donc donner aucun conseil pour la chose publique. D'où lui vient cette incapacité!f de ce qu'il veut parler de choses qu'il ignore. S'il veut gouverner les autres, il lui faut d'abord se gou-

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