Platon, jPn'm. Àlcihiad.j p. 107 à
SOCRATE ET ÀLCIBIADE. 133
qoes phrases caractéristiqbes où la personnalité d'Aldbiade s'accuse énergiquement.
A cette demande de Socrate : « A quels peuples con- • seilleras-tu aux A théniens de déclarer la guerre ? A
< ceux qui agissent selon la justice ou à ceux qui la c yiolent? > Alcibiade répond d* une façon évasive, sans se livrer tout à fait, ni sans cacher entièrement le fond de sa pensée : < Tu m'interroges sur une chose difficile,
< car si quelqu'un pensait devoir faire la guerre à ceux « qui suivent la justice, il ne te l'avouerait pas^ »
Gomme Socrate, selon cette habitude qui l'amènera à la ciguë^ attaque le Peuple Athénien , et le déclare un < mauvais maître, » Alcibiade défend chaleureusement la plèbe, et affirme que « c'est du peu*
< pie qu'il a appris sa langue, que c'est le seul gramc matiste qu'il ait eu pour cela, et qu'il a toute obli-
< gation à ce peuple que Socrate trouve pourtant « un si mauvais maître '. * Son bon sens a aussi une révolte contre les arguments spécieux du philosophe, quand celui-ci lui conseille, avec un peu de sarcasme, de ne pas songer à haranguer les Athéniens sur les choses qu'il ignore (le juste et l'injuste.) « Mais je
1. Platon, Pnim. XiciWad.^p. 109. — ... El y«P ««» «lavoeTtaC xiç «K à^^ ^pô; Toù; Ta oixaia icpaTTovToç icoXcf&etv, oùx &v^ âtioXoprjatié yt,