‹ Histoire d'Alcibiade et de la république AthénienneChapitre 68 sur 241 · Platon, Prim, Àlcibiad., p · texte numérisé non relu

Platon, Prim, Àlcibiad., p

134 HISTOIRE D'aLCIBUDE.

< pense, Socrate, que les- Athéniens et les antres « Grecs examinent rarement ce qui est le plus juste, « ou le plus injuste.... Sans se perdre dans cette « recherche, ils s'occupent uniquement de ce qui est le

< plus utile. Et je crois que le juste et Futile ne « sont point la même chose; car un grand nombre

< d*hommes qui ont agi injustement ont profité de c leur injustice, et au contraire d'autres, qui se sont

< conduits justement, n'ont jamais eu à se réjouir « de leur justice*. »

On retrouve aussi l'Âlcibiade de l'histoire, lorsqu'à cette question de Socrate : « Que penses-tu du courage? A quel prix voudrais-tu en être privé? » Il répond : «c Je ne voudrais pas vivre si j'étais lâche.... La « lâcheté me parait le plus grand des maux... Égal « même à la mort'. » On le retrouve encore quand il dit à Socrate qui lui demande ce qu'il prétend faire, s'il compte demeurer tel qu'il est ou enfin prendre soin de soi : « Je comprends tout ce que tu dis, Socrate, et je suis « de ton avis. Oui tous ceux qui gouvernent la Répu- « blique, excepté un très-petit nombre, me semblent « comme à toi des ignorants... S'ils étaient habiles, il

1. Platon, Prtm. Àlcihiad., p. 112-113. — .... àXXà «oXXoT; 5^ IXuairO-viffev àhiKf\<san litydXa à$ix^(j.aTa, xal itépoiç, otfAai, dixoua ipyaffa|Jiévoi(, où iMrfy^tyxt.

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