‹ Histoire d'Alcibiade et de la république AthénienneChapitre 69 sur 241 · Platon, Prtm. Àlcibiad,, p · texte numérisé non relu

Platon, Prtm. Àlcibiad,, p

SOCRATB ET ALCIBIADE. 135

faudrait que celui qui doit être en rivalité avec eux travaillât et s'exerçât avant que d'entrer en lice contre eux comme contre des athlètes; mais puisque absolument ineptes ils se mêlent du gouvernement, que m'est-il besoin de tant d'études et tant de travail! Je leur serai de beaucoup supérieur» rien qu'avec mes qualités naturelles*. > Socrate alors blflme justement, cette présomption juvénile. Il dit qu'il est indigne d'Alcibiade de vouloir seulement surpasser ses compatriotes au-dessus desquels il doit se placer si haut qu'ils ne pensent pas même à lui rien disputer, et que se sentant entièrement inférieurs ils ne songent qu'à se mettre sous ses ordres pour combattre les ennemis ; mais qu'il doit surtout s'efforcer de surpasser les meilleurs généraux et hommes d'Ëtat étrangers*. » Âlcibiade^ qui se rend à la justesse de l'argument , demande si les généraux Spartiates et perses sont en effet de beaucoup supérieurs aux stratèges athéniens. Socrate, avec sa partialité accoutumée en faveur des Perses et desSpar-

tiates, lui trace un tableau brillant de la fortune, de la haute origine et de la solide éducation des hommes de guerre de Suze et de Lacédémone ' ; puis il leur corn-

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