‹ Histoire d'Alcibiade et de la république AthénienneChapitre 72 sur 241 · SOCRATE ET LES SOPHISTES · texte numérisé non relu

SOCRATE ET LES SOPHISTES

c qnera chez les Grecs comme chez les Barbares, la t gloire que tu désires plus ardemment que nul homme

< n'a jamais rien désirée > Sur la promesse d'Alcibiade d'étudier et de s'exercer, Socrate termine ainsi l'entretien : « O que je voudrais que tu persévérasses! Hais

< je crains, sans me défier de toi, que la force des

< exemples de cette cité ne nous vainque à la fois ■ moi et toi*. »

Socrate posséda bientôt un grand ascendant sur le jeune homme. Alcibiade pensait que la fréquentation de cet être singulier qui cachait sa vaste science sous . une feinte ignorance et qui par le talent de la parole tournait à son gré l'esprit de ses interlocuteurs, lui donnerait la science des affaires et l'éloquence persuasive et triomphante*. L'enseignement des sophistes entrait dans l'éducation des jeunes Athéniens qui se destinaient à la politique. Alcibiade avait pris des leçons de Protagoras, de Prodikos et d'autres rhéteurs célèbres. Or, quoique Platon défende bien vivement son mattre d'avoir été un sophiste, quoique Socrate ait toujours combattu les sophistes, Socrate était un sophiste, au sens athénien du mot. Et c'était un

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