Platon, Prtm. Aldbiad,, p
3. Xénophon, Memoràb,, I, 2; Platon, Sympox., p. 216; Plutarque, ÂleQnad,, V.
sophiste d'autant plus dangereux qu'il ne faisait pas payer ses leçons et qu*il discourait non dans sa maison et avec quelques jeunes gens , mais sur Tagora, dans les rues, aux banquets, chez les barbiers, dans les jardins et les gymnases suburbains d'Athènes, sous les portiques du Pirée, au bord du Céphise et de rilissus, et avec tous les gens qu'il rencontrait*. C'est dcfnc comme roattre de dialectique, à titre de sophiste, que Socrate parvint à s'attacher l'ambitieux Alcibiade.
L'ambition fat certainement le principal, le seul mobile peut-être du rapide attachement d*Alcibiade pour Socrate. On a prétendu que le jeune homme s'était laissé gagner à TafTection filiale que le philosophe inspirait à ses disciples*. Le charme de sa conversation,
1. Lorsque les Nuées furent représentées (424 av. J. C), Sociate était considéré dans Athènes comme un sophiste; et c'est comme sophiste et comme maître de Krilias^run des Trente, qu'il fut plus tard condamné à mort. Xénophon (Uemorah., I, 2), ne cherche pas à le dissimuler, et Eschine (C. Timarch. 173), le dit formellement : 'Eica^'Oitilç^o» *AOY)varot, £oxpdTY}v (jilv T6V <roçi(m)v iicexTeCvati , 6ti Kpixiav içâvTi icncatdevxa>;. — Parmi les historiens et les critiques qui regardent Socrate comme un véritable sophiste, on peut citer Fréret {Sur la condamnation de Socrate, Mém. de VAc. des Inscript. T. XLyiII,p. 209, sq.); Hermann {Geschichte und systcm der Plalonischen philosoph.f p. 220); Richter (Aristophanisches, p. 210); Grothe (de Socrate Aristophanis] y Grote [Histoire de la Grèce, t. VII, p. 392-394 ; t IX, p. 296, note 1); Edelestand du Méril [Mémoires archéologiques et littéraires, p. 150, sq.)
2. PluUrque,i4ici6iad., IV, V, VII; Platon, 5ympo»., p. 214, sq.