‹ Histoire d'Alcibiade et de la république AthénienneChapitre 88 sur 241 · Hutorque, Feridei, XVII-XXIII · texte numérisé non relu

Hutorque, Feridei, XVII-XXIII

2. PluUrque, Pen'clef, XXIII; Pausanias, I, 3, 5, 7; Pline, XXXV, 8;Sillig, Catalogus Artilic., aux mots ; de Clarac, Manuel deVArtchei les anciens, t. II; Beulé, VAcropole (VAthèneSf ch. X et XI.

3. Pausanias, I, 3, 6,7; Pline, XXX Y, 2, 8, 9;SiUig, Cakdog. irtt/ic., p. S3, 89; Junius, de Pietura veierum, III, 3, sq.; de Clarac,. Manuel de VAri che% les anciens, t« II, etc.

Anaxagore de Clazomène, c'est Thucydide, c'est Cratinus, c'est Phérëcrate , c'est Eupolis» c'est rastronome HétoD. Ils sont eacore vivants que déjà Socrate, Euripide, Gorgias, Àntiphon, Aristophane, Isocrate, Xénophon et Platon sont nés.

Le génie athénien se multiplie et atteint l'apogée de toutes les grandeurs. Mais cette gloire, cette puissance, ces succès portent en eux leur principe de ruine. La victoire complète sur les Perses inspire à ces vaincus toujours formidables un ardent désir de vengeance, et les pousse à aviver par d'habiles émissaires et des dariques royales la jalousie contre Athènes de l'envieuse Sparte, à inciter à la révolte les ties de la mer Egée. La conclusion du traité de Délos, qui enlevé à Lacédémone pour la donner k Athènes la suzeraineté de toutes les villes grecques du littoral asiatique, atteint cruellement l'orgueil de Sparte. Sa haine séculaire s'en accroit. Les Lacédémoniens ven* geront un jour cet affroLt dans des flois de sang athé«> nien. La réunion par Athènes en un puissant faisceau de toutes les démocratiques cités ioniennes, qui jusqu'au traité d'Aristide étaient faibles et isolées, suscite les craintes et les inimitiés de toutes les aristocratiques cités doriennes. Les avantages remportés sur les Pèloponnésiens, les Eubéens et les Eéotiens préparent de

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funestes représailles en jetant les Taincus dans l'alliance de Sparte. L'extension du commerce d'Athènes lui alièDe les villes commerçantes, Égine, Gorinthe, H^ares, qu'elle appauvrit par la 'concurrence.

L'épanouissement des arts même devait apporter sa cause de ruine. Pour payer ces légions d'artistes et d'ouvriers, pour subvenir aux dépenses énormes * que nécessitaient la construction de ces édifices de marbre, l'érection de c^s colossales statues de bronze, d'ivoire et d'or, Périclès ne craignit pas de se servir du trésor de la Confédération Ionienne \ dépôt sacré qui, d'après les clauses de la convention, ne devait être employé qu'aux frais de guerre. Ainsi il indisposa les Confédérés, fit soupçonner la bonne foi athénienne, et excita peu à peu, par ces justes griefs, les villes alliées à la rupture du traité, les cités tributaires à la révolte*. En

1. Le Parthénon coûta mille talents (près de six millions de franes) (Plutarqoe, PerieleSj XII); les Propylées, environ deux mille talents (Diodore de Sicile, XII, 40).

2. Diodore de Sicile, XII, 38, 40. Plutarqne, Pericles, lU. — Sur la proposition des Samiens, agissant à l'instigation des Athéniens, ce trésor avait été transporté de Délos à Athènes sous le spécieux prétexte de le metlre à Tabri d*un coup de main des Perses ou des Péloponnésiens. C'était en réalité pour permettre à Périclès de l'employer en toute liberté à un usage complètement étranger à la guerre et aux intérêts de la Confédération.

. 3. La construction du Parthénon, le grand temple du Paganisme et

l'édification de Saint-Pierre, la grande église de la Chrétienté, ont eu

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puisant contre tout droit dans le trésor commun c pour < dorer et embellir Athènes , comme une femme co- « quette / » Périclès déchirait de ses propres mains le traité de Délos.

Déjà plusieurs révoltes^ avaient été aussi rapidement réprimées que durement châtiées. Mais Nazos, Garystos, SamoSy ces villes qui avaient les premières pris les armes contre la domination athénienne , agissaient seules, de leur propre mouvement, sans Tappuides Péloponnésiens. A l'époque de leur soulèvement, l'abaissement d'Athènes n'était pas encore tacitement résolu par la plupart des États de la Hellade. Lorsqu'un incendie éclate isolément, il est aisé de'l'éteindre ; quand tout s'embrase à la fois, il n'y a point de forces capables d'arrêter les ravages du feu.

Par l'alliance défensive, contractée peut-être incon-

la même influence fatale sur les destinées d'Athènes et de Rome. Les frais immenses du Parthénon forcèrent Périclès à se servir du fonds de guerre des alliés; il prépara ainsi le démembrement de la Gonfédé* ration de Dolos et la guerre du Péloponnèse. Les énormes dépenses de Saint-Pierre engagèrent Léon X à la fameuse vente des indulgen-» ces; de là Luther et la Réformation.

1. ... T^v icôXiv xataxpvaovvTa^ xal xaXXum((ovTac> &oiap AXoCôva Yvvaîxa....Plutarque,Pmc{«f, XIL— C'était le texte accoutumé des déclamateurs athéniens; ennemis de Périclès.

2. Carystos et Naxos, en 466; Thasos, en 464j Samos et Byzance, en 440. — Thucydide, I, 97-98, 100-118; Diodore de Sicile, XI, 60-62, 74, 77-85; XII, 9-7, 22-28; Plutarqae, PericleSy XXXI-XLU.

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sidérément, avec les Gorcyréens ' (433-432 av. J. G.)> et par la promulgation du décret contre les Mégariens' (432), qui mettait une race dorienne au ban de la moitiëdela Crécelles Athéniens donnèrent à leurs envieux ennemis le prétexte de prendre les armes. « La « petite étinceUe du décretde Mégares, dit Aristophane, < alluma ce grand brasier de guerre dont la fumée aveu* « gla tous les Grecs et leur fit couler tant de larmes'.» Les adversaires de Périclès l'accusèrent d'avoir provoqué les hostilités afin, sentant sa popularité décroître, de se rendre indispensable^. En effet Peridès

1. Thucydide, I, 34-55; Diodore de Sicile, XII, 30-33; Plutarque, Perides, XL.

2. Le décret était des plus rigoureux. Il fermait aux Ifégariens les ports d'Athènes et de toutes les cités alliées; édictait la mort contre tout Mégarien trouvé sur le territoire de TAttique ; et obligeait les stratèges, |i leur entrée en charge, de jurer qu'ils iraient deux fois chaque année ravager la Mégaride. Thucydide, I, 67, 139, II, 31; Diodore de Sicile. XU, 39, 40; Plutarque, Pericles, XUI, XUIL

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