‹ Histoire d'Alcibiade et de la république AthénienneChapitre 89 sur 241 · Aristophane, P(M5, v. 205, sq · texte numérisé non relu

Aristophane, P(M5, v. 205, sq

4. Plutarque : PeiScl. XLII, XLIII; Diodore de Sicile, XIII, 40. Aristophane {Aeham, v. 520, sq.) assigne une autre cause à la guerre

du Péloponnèse. Des jeunes gens ivres, dit-Il, conduits par Alcibiade (le sooliaste, ibid.)j pénétrèrent la nuit dans Mégares et enlevèrent la courtisane Simétba. Les Mégariens irrités viennent secrètement à Athènes et enlèvent deux de ces courtisanes qu'Aspasie avait chez elle. Périclès rendu furieux promulgue le fameux décret contre les Mégariens. • Ainsi la Grèce est en feu à cause de trois filles de joie. ■ — Cette ridicule diatribe contre Périclès ne mérite pas la discussion. Il «emble cependant que Périclès avait des inimitiés personnelles con-

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eût pu ajourner la gueigre si, devant rultimatum de Sparte, il eût consenti à laisser rapporter le décret contre les Mégariens'. Hais eût-il réussi alors à éviter cette guerre funeste, c'était la léguer à ses successeurs. Il était impossible qu'elle n'éclatât pas dans un avenir rapproché. Le temps marquait Tlieore fatale de la grande lutte des Grecs d'origine dorienne contre les Grecs d'origine ionienne, des cités aristocratiques contre les cités démocratiques. Guerre intestine et cependant guerre de races ; guerre d'États h États et cependant guerre civile 1

En 432, une ville tributaire d'Athènes , Potidée, excitée à la révolte par des émissaires corinthiens, donne le signal du soulèvement contre la domination athénienne '; et l'année suivante, Platées, la fidèle alliée d'Athènes, est surprise nuitamment par un corps de Béotiens'. C'était là une violation flagrante de la trêve de trente ans, conclue quatorze ans aupara-

ire les Mégariens. Car pour ftire passer le décret de bannissement, il ne pat alléguer que des motifs assez spécieux. 11 dit quUls avaient labouré un champ sacré du territoire d'Eleusis, qu'ils accueillaient les esclaves fugitifs. Thucydide, I, 139; Plutarque, PericUs,lLYU

1. Thucydide, I, 139-145; Plutorque, PeHeks, XLV, XLVI; Diodoro de Sicile, XII, 39.

2. En 432. ^ Thucydide I, 56, sq., Diodore de Sicile, XII, 34; Plutarque, PerieleSj XLV.

; En 431 . — Thucydide, XII, sq. Diodore de Sicile, XII, 41, sq.

RÉVOLTE DB POTIDiE. 165

yant^ Lagaerre flit ouvertement déclarée^ entre les Athéniens, soutenus par leurs alliés de la Confédération de Dèlos, et les Spartiates, appuyés de toutes les forces de la Ligue du Péloponnèse.

Lorsqu'éclata la révolte de Potidée, Âlcibiade avait dix-huit ou dix-neuf ans. Déjà dévoré par la fièvre de Fambition, il ne pouvait de longtemps encore, à cause de son âge, se mêler aux affaires de la République. Gomme toute la turbulente jeunesse d'Athènes, il dut se réjouir des préludes de cette guerre, qui allait lui donner l'occasion de se signaler, en mettant sinon son intelligence d'homme d'État, du moins son bras de soldat» au service de la patrie. Selon Diodore, qui prenait ce document dans Ëphore et dans Timée, les conseils d'Alcibiade n'auraient même pas été étrangers à la politique belliqueuse de Périclès*.

A la nouvelle des menées des Corinthiens, une escadre de trente vaisseaux, montés par mille hoplites, fut envoyée à Potidée sous le conimandement d'Ar* cbestratos. Hais ce stratège avait des instructions presque pacifiques. Il devait seulement tenter d'ar-

1. En 445. — Thucydide,.!, 115, II, 3; Diodore de Sicile, XII, 7 ; Plutarque, PericUt, XXXVI.

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