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L'entrevue des deux Empereurs eut lieu le 17 juin sur la rivière russe, en présence des deux armées*).
Le district de Beliastok fut impiédiatement joint à la Kussie, et sur la demande d'Alexandre, la Prusse garda le duché de Varsovie.
Pendant le séjour des deux monarque^ à Tilsit**), il arriva un secrétaire du général Sébastiani avec la nouvelle que Sélim in venait d'être déposé. Napoléon se pressa d'en porter la. nouvelle à Alexandre, lui disant que son allié n'existant plus, il n'avait pas d'objection à céder les Principautés danubiennes à la Russie. Mais c'était Constantinople, Constantinople surtout, que voulait le Tzar; Napoléon, en rentrant chez lui, ouvrit la carte de l'Europe, et en posant le doigt sur le Bosphore, s'écria: — „Non, jamais, Constantinople c'est l'empire du monde".
Alexandre devint désormais un grand admirateur de Napoléon. Un jour le grand-duc Nicolas, qui était bien jeune alors, prit un fusil et se mit de garde à la porte de l'Empereur.
— Que fais-tu donc là, lui demanda Alexandre?
*) M. Thiers dit que c'est en visitant le champ de bataiUe d'Eylau que Napoléon fut frappé de Tefifet du sang sur les uniformes blancs, et résolut de les abolir. Nos renseignements nous disent qu'à Tîlsit, Alexandre fit sortir des rangs de Tarmée française un soldat breton et fit voir à Napoléon comme Tuniforme blanc était sujet à être sali.
**) La maison que Napoléon a occupé à Tilsit a brûlé depuis.
— Je garde le plus grand homme de notre époque, répondit le eourtisan impférial.
Mais le plus grand homme n'est pas en Russie.
— Où est-il donc?
— En France.
— Comment s'appelle-t-il?
— Napoléon.