‹ Histoire d'Alexandre ier, empereur de RussieChapitre 13 sur 26 · HI8TOISE · texte numérisé non relu

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arriyérent, et Kamenaky dit à ges s(ddatB: yjbdnlenanty faites voir ce que peuvent les Busses^ et, comme il avait emporté le pont du Diable St. Gothard, il enleva les retranchements des Suédois et changea leur victoire en une défaite.

L'ennemi demanda de nouveau une suspension d'armes et elle fut accordée le 7 novembre à Olkioki, à la condition que toute la Finlande appartiendrait à la Bussie. Eamensky partit pour Si. Pétersbourg, disant dans son dernier ordre du jour: „Nous avons <^onquis la Finlande, sachez la conserver!'^ Le général Buxhœvden fut remplacé dans le commandement par le général Ejiorring qui ne justifia pas la confiance de l'Empereur*). L'Empereur conçut le projet de porter la guerre eu Suède et de conclure la paix à Stockholm. H ne donna pas de sursis à ses généraux pour envahir la Suéde avant l'ouverture de la mer; mais ils soulevèrent tant d'objections que le ministre de la guerre, général Araktchéieff alla en personne en Finlande. Le prince Bagration était le seul prêt à affronter tous les dangers, et Araktchéieff avait écrit au général Barclay de ToUy qui avait repris son commandement: „Je voudrais bien être à votre place; car il y a beaucoup de ministres, tandis

*) Ce sont les propres paroles du général Michaïlowsky Danielewsky. Le comte de Toll proteste contre ce jugement; mais il ne donne pas de faits à Tappui de son opinion aussi fayorable aux Allemands que cèUe de Danielewsky Test aux Russea.

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que la Providenoe vous donne à vous tout seul la ^ire de passer le ETarken^^ Le 24 février Bagra* tien quitta les îles d'Aland, avec 6,000 hommes et s'engagea sur les glaces.

La Suède était dans une grande excitation. Le général Adlerspar, commandant à la frontière 4e Norvège leva l'étendard de la révolte contre le roi Gustave qui était un autre Paul T' et devait finir d'une manière pareille quoique moins tragique. Sa conduite indiquait un dérangement d'esprit, et Lord John Russell*) dit qu'il voulait administrer chaque branche du gouvernement et ne savait pas diriger sa propre conduite dans les questions les plus simples de la vie. Il affectait l'ardeur mi^taire, sans posséder assez de courage pour afironter l'ennemi. Incapable de conduire les guerres que lui avait attirées son zèle(I) ou l'iiijustice de la France, il dissipait inutilement les ressources de son royaume et s'engageait dans des diffîcultés dont son esprit limité ne pouvait le fidre sortir. En levant des troupes, il songeait pins aux formes, aux ornements des chapeaux, à la coupe des habits qu'aux points essentiels. Animé de tout l'orgueil de la royauté, il exigeait les observations du cérémonial et le re^)ect

*) ^od«ni Europe, tome IV, p. 373. . — (Je ne sais si Tacite était grand de taille, Thiers est petit, Raumer aussi; quant à Lord John c'est un enfant qui écrit et parle comme tel. Aussi avons-nous dû corriger ce passage.)

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les plus séyéres, et s'exposait ainsi au mépris de ceux qui avaient du discernement, dans le yain espoir de maintenir une dignité réelle. B se vantait de son respect pour la justice et de la modération de son gouvernement, lorsqu'il fatiguait les soldats sans besoin, appauvrissait et opprimait le peuple.

Le 13 mars 1809, le baron Adlerkreutz se rendit avec les conjurés au palais de Stockholm et trouva le Roi se préparant à partir pour la guerre dans le Jutland, car il s'était brouillé avec le Danemark aussi. Après quelques pourparlers. Sa Majesté fut arrêtée et envoyée à Drottingholm. Le 29 mars il signa son abdication. Le duc de Sudermanie fat nommé Protecteur, jusqu'à ce que les États lui eussent, le 10 mai, conféré la couronne, sous le nom de Charles XHI.

Le comte Alopeus se trouvait en attendant avec l'armée russe à Aland, pour y conclure un traité, dont les préliminaires confirmèrent à la Russie la possession de la Finlande. L'envoyé de Suède, Lagobilte songea à retenir la Finlande, en donnant la couronne de Suède à un frère de l'empereur Alexandre ou bien au prinCe d'Oldenbourg; mais cette proposition ne fut pas écoutée.

Au milieu des événements colossaux de l'Europe, la guerre de Finlande paraissait une affaire peu importante. La Russie prit part aux premiers depuis THlsit, en envoyant une flotte sous Siniavine, à Lis*

bonne, au service de sa nouvelle alliée, la France; mais lorsque Joubert signa la capitulation, en 1808, en Portugal, cette flotte passa aux Anglais comme gage de son exécutioù, l'équipage devant rentrer en Bussie par teite. Le Parlement anglais ne fut pas satisfait de cette disposition, les vaisseaux russes étant trop vieux, mais la Russie supporta l'humiliation, sans pouvoir prendre sa revanche. Alexandre rejeta les préliminaires de la paix comme il ayait rejeté les armistices et confirma l'ordre aux troupes de traverser la mer, quoique Araktchéiefl^ lui écrivît des îles Aland que les généraux étaient contetires à ce plan. L'infatigable Koulneff traversa le premier l'Alandgaf et marcha sur Grisselgen. Les Suédois ne purent croire à ïeurs yeux en voyant les Susses mettre le pied sur leur sol, et la panique fut si grande qu'on commença à emballer les eflTets à Stockholm. Barclay de ToUy rencontra de plus grandes difficultés en traversant le Kvarken, la partie supérieure du golfe de Bothnie, de Vasa à Uméa, où il arriva le 9 mars (v. st.). Deux cents soldats eurent les jambes gelées pendant cette expédition. Le comte Cronsted commandait lés Suédois à Uméa, et ils déposèrent les armes sans résistance!

Le général Schouvaloff quitta Kemi, le 13 mars, et arriva à Kaliks, oti les Suédois signèrent une capitulation rendant aux Russes tous leurs magasins le long de la côte jusqu'à Uméa. Un armistice ayant

été accepté, les généraux russes reçurent Tordre de quitter la Suéde, et comme les glaces pouvaient se rompre d'un jour à l'autre, ils s'empressèrent de revenir: Koulneff au grand Aland et Barclay en Finlande, en repassant de nouveau le Kvarken. L'empereur Alexandre quitta St. Pétersbourg le t3 mars et se rendit en Finlande. H ouvrit en personne les États de Borgo, visita Helsingfors et Abo, confirma à la Finlande tous ses privilèges et reçut les serments d'allégeance. Étant peu satisfait du général Knorring, il donna le commandement en chef à Barclay de ToUy.

Le 3 mai, les Suédois se mirent en marche pour délivrer Uméa, mais ils furent défaits à Schelefte avec une perte de 691 honmies, 22 canons et 4 drapeaux. Le 22 mai, Sandels à la tête de 3,000 hommes et huit canons fut battu à Gemefors. Le général russe Alexéieff y fut blessé mortellement.

Le comte Kamensky arriva le 23 juillet à Uméa, pendant que la paix était sur le point d'être conclue. Le comte Bazoumovsky, ministre des affaires étrangères, était veiiu à Friedricksham et attendait quelque victoire de Kamensky qui mît fin aux irrésolutions des barons Steding et Skiel, les plénipotentiares suédois.

Le 7 août, Kamensky remporta la victoire de Sévara qui fut disputée obstinément et où le général russe Gotovtzoff fut tué, et le 8 celle de Batan, où

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les Suédois perdirent 2,000 hoinmeg et les Russes 1,500. En conséquence, la paix de Friedriksham fut signée et les îles d'Aland et la Finlande passèrent à la Russie. La Suède s'obligea, en outre, de se joindre au blocus continental et de déclarer la guerre à l'Angleterre. L'escadre anglaise n'avait pendant 1809 pris qu'un «eul transport russe et testifié de nouveau le courage des Busses. La frégate russe Bogoiav- Ihdé avait repoussé deux frégates suédoises et leur avait causé beaucoup de dommages.

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