ALBERT II
conduisit d’une manière fort impertinente devant l’Empereur et tint même des propos injurieux pour son cousin. Henri alors s’emporta, courut à ses appartements, prit ses armes et vint à la rencontre de celui qui l’avait insulté, le renversa de cheval de deux coups de lance et s’enfuit ensuite de Constance. L’Empereur en colère voulut le mettre au Lan de l’Empire, mais Louis guérit contre toute attente ; alors l’Empereur pardonna à Henri, sur l’intercession de son beau-frère , Frédéric de Brandebourg , prince électeur. Mais Louis n’en fut que plus furieux et avide de vengeance; il excita donc contre Henri une guerre sanglante dans laquelle la Franconie, la Bavière et la Souabe furent mises à feu et à sang; car tous les deux s’étaient fait de nombreux partisans. Cependant l’avantage resta à Henri et la noblesse de la basse Bavière, qui avait dénié sa suzeraineté, fut obligée de se soumettre et de s’humilier devant lui. Il n’y eut que Gaspar le Tœrringien, le principal personnage de cette noblesse, qui refusa de plier et alla même jusqu’à sommer le duc Henri de comparaître devant la freistuhl de Weslphalie. Telle était la considération de ce tribunal qu’Henri se mit aussitôt en route pour la Westplialie, accompagné de son beau-frère, l’électeur de Brandebourg; mais au contraire Gaspar le Tœrringien fit défaut ; alors il fut condamné à être pendu comme calomniateur, et le château de Tœrring, près de Salsbourg, fut rasé. L’électeur Frédéric et ,1e duc Henri se firent agréger au nombre des initiés de la féme.