‹ Histoire d'Allemagne, depuis les temps les plus reculés jusqu'à l'année 1838;Chapitre 75 sur 116 · GUERRE DF · texte numérisé non relu

GUERRE DF

(Hait facile île reconnaître à l’irrésolution îles uns, à l’opposition des autres, et «à la division entre les généraux que le génie du roi n’était plus là pour commander.

Wallenstein, dont le génie était supérieur à celui de tous les autres, aurait pu profiter de ce moment d’hésitation pour mettre fin à la guerre et donner la victoire à l’Empereur ; mais il était occupé d’autres soins et il demeura dans une incompréhensible inaction. Après la bataille de Lulzen, il établit un tribunal de guerre pour juger son armée, afin d’écarter de lui la responsabilité de cette défaite; puis comme il avait droit de vie et de mort, il fit décapiter publiquement, à Prague, plusieurs généraux et officiers supérieurs et pendre un certain nombre de simples soldats; enfin il fit attacher à la potence les noms de plus de cinquante officiers absents comme ceux d’autant de traîtres. Ensuite il fit de nouveaux enrôlements, remplaça son artillerie avec des cloches qu’il fit fondre et bientôt il se trouva aussi redoutable qu’auparavant. Mais au lieu de s’avancer dans l’Empire, attaquer les Suédois conduits par Gustave Horn et le duc Bernard de Weimar, qui étaient maîtres des frontières de l’Allemagne, il marcha sur la Silésie, où il n’y avait pas besoin d’une si grande armée, et négocia longtemps avec les Saxons pour l’évacuation du pays. En même temps, telles furent du moins les accusations postérieures portées contre lui, il cherchait à sonder quels dédommagements lui donneraient les ennemis s’il passait de leur côté, car il croyait depuis longtemps avoir lu dans les astres, qu’un royaume lui était préparé. Pendant ce temps-là, de peur qu’une trop grande oisiveté ne donnât des soupçons à l’Empereur, il chassa de la Silésie tous les Saxons et les Suédois qui s’y trouvaient, et fit prisonnier le comte de Thurn , le premier auteur de la guerre. Déjà Vienne était dans l’attente de voir traîner par ses rues cet homme odieux le plus coupable des révoltés, quand Wallenstein lui rendit la liberté. Et il répondit aux reproches que lui fit faire l’Empereur : « Que pouvais -je faire d’un pareil fou? Je souhaiterais que les Suédois n’eussent pas de meilleurs généraux que lui. Thurn, à la tète des troupes suédoises, rendra plus de

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