‹ Histoire d'Allemagne depuis les temps les plus reculés jusqu'à l ..., Volume 2Chapitre 11 sur 59 · CHARLES EN AFRIQUE · texte numérisé non relu

CHARLES EN AFRIQUE

les jeta sur la cote ou les poussa en pleine mer; et une pluie effroyable tomba avec une telle abondance que les guerriers débarqués sur le continent passèrent toute la nuit dans l'eau jusqu'à la cheville du pied, et que, pour n'être pas entraînés parla tempête, ils furent obligés d'enfoncer leurs lances en terre et de s'y cramponner. Alors il n'y avait plus à songer à la conquête d'Alger, sans artillerie et sans provisions pour Farinée, mais seulement à sa propre conservation ; car le jour suivant la cavalerie légère des Turcs se mit à la poursuite de l'armée déjà accablée de fatigues.

Dans ce danger, Charles prouva qu'il était grand à la guerre comme partout. Pendant trois jours d'un voyage le plus pénible au milieu de l'eau et de la boue , il conduisit son année, sans cesse harcelée par l'ennemi , tout le long de la côte , jusqu'à la baie de Metafuz, où s'était rassemblés une partie des débris de sa flotte. Il ne se distinguait pas d'an simple soldat et partageait avec eux les plus dures privations et les plus grandes fatigues; mais aussi il réussit à soutenir le courage de ses soldats et à ramener heu-* reusement les débris de son armée. Il mit à la voile pour l'Italie et passa même de là en Espagne.

Quatrième guerrecontreFrançois Fr. 1542-1544.— Le roi de France avait profité de l'absence de Charles, pendant qu'il était à Alger, pour 3e mettre de nouveau en état de faire la guerre.Toutes ses tentatives d'alliance avec l'empereur n'avaient pu lui faire oublie}- le duchç 4e Milan j il crut donc que le teropç

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était venu d'en faire encore une Fois la conquête, et il renouvela son alliance avec les Turcs. Ainsi tandis que Charles e'tait à se reposer de ses fatigues, tout épuisé par les pertes de Pexpédition d'Alger , François entra en campagne; mais l'incapacité de ses généraux* opposée à toute l'expértertcé des gêné1 rabx espagnol, aussi bien que la disette et lès riialâ-1 diës, firent que éinq armées ne purent rien faire darislâ première éatalpagne et ftireht obligées de i^éti-* trefr dans lé plus triste état.

L'année suivante, 1543, Cliarles sei^hdit éh Italie-, et de là de l'autre côté des Alpes, dans le bas Rhin* éù lé dtic dé Clèves avait fait alliance avec François Ie* 5 et ce prince^ qui depuis peu commençait à fovôrisei* les doctrines dé Luther , devait étïe le preihïer k sentir l'autorité impériale. L'apparition de Charles dans ces contrées fut tottt-à^fait inattendue. On diiait parmi le peuple, qu'à Son retour d'Alger il avait essuyé un naufrage dans lequel il avait péri:; et dans éëtte croyahce ils i*egardaient la taonvelte de ion arrivée ctonimeiinéfeble* La petite ville déticn roi '] sur une stonlitmtièii qu'il M fil dé se i*éttdre, rëjpfrndit : * qu'elle ne? le craignit gerètà, paWë qu'il était depuis long-tèmpfckpâtnrç des poiisofcav*; Mfeiè feà Êspîlgndls ayant emporté la ville d*as$aht riiaïgrétous lés obstacles, et l'ayant livrée aux flammes,' alors l'épouvante et lseffroi se répandirent J>attout le pays. On disait que le roi amenait aveé lui une espèce d'hommes noirs et sauvages, qui avaieht'dé grands ongles aux doigts avec lesquels ils

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